CHAPITRE TROISIÈME
L — Réaction des dernières années du règne de Frédéric-Guillaume 1\. -^ Changements dans les idées de M. de Bismarck. — Espérances exagérées du peuple à Tavènement du prince-régent. — Politique flottante.
— Revendications parlementaires. — M. de Bismarck désavoue le programme du parti féodal. — Différend entre le ministère etlachamVtrp.
— Résistance à la réorganisation de l'armée. — Le roi Guillannie appelle M. de Bismarck au ministère. — M. de Bismarck se charge d'avoir raison de l'opposition. — Il demande conseil à M. de Beust. — Il a besoin de Tarmée pour réaliser ses vues politiques. — La politique de fer et de sang. — Il s*appuie sur la chambre des seigneurs. — Le conflit s'accentue. — Méfiance à Tégard de la politique extérieure. -^ Mesures réactionnaires. — Le prince royal les désapprouve 136
II. — M. de Bismarck projette de reprendre pour son compte l'idée de l'unité nationale, autrefois combattue par lui. — Le projet ne répontl pas aux principes conservateurs de son parti. — Il suit l'exemple du comte de Cavour. — Concordance entre ses visées et les aspirations du parti libéral. — Sommation à l'Électeur de Hesse. — Le projet de réforme fédérale de M. de Beust rejeté par la Prusse. — M. de Bismarck met le cabinet de Vienne en demeure de s'entendre avec lui. — L'Autriche refuse et prend en *main la question fédérale. — L'empereur François-Joseph et le roi Guillaume à Gastein. — L'Autriche propose de convoquer un congrès des souverains à Francfort. — Hésitations du roi Guillaume. — M. de Bismarck l'emporte. — Réunion du cougrès. — Le roi refuse de s'y rendre, malgré les conseils de sa famille.
— Le projet de réforme autrichien voté par le congrès. — La Prusse refuse d'y adhérer et propose un psirlement national. — M. de Bismai ck fait appel à l'opinion publique. — Conflit avec la chambre au sujet de la question de Pologne. — L'opinion publique hostile à la Russie, — La convention russo-prussienne et les puissances occidentales. — La chambre prussienne condamne la convention. — Discours violents de l'opposition U8
m. — Les élections défavorables à M. de Bismarck. — Discours royal conciliant. — Avances inutiles. — La mort du roi de Danemarck détourne l'attention des affaires intérieures. — Caractère complexe de la question de Schleswig-Holstein. — La question se combine avec l'unité allemande. — Plan de M. de Bismarck en vue de résoudre la question au profit de la Prusse. — Il entraine l'Autriche qui se détache des États secondaires, pour agir avec la Prusse contre la diète de
5i8 TABLE DES MATIÈRES.
Franclort. — Motifs de cette conduite. — M. de Bismarck dénonce à Vienne le mouvement des Duchés comme révolutionnaire. — Action commune des deux grandes puissance^. — La diète est écartée. — Convention secrète entre TAutriche et la Prusse. — La chambre des député! se prononce pour le duc d'Augnstenbourg et contre M. de Bismarck. — Elle refuse les crédits pour Texpédition contre le Danemarck. — Nouvel arrangement avec TAutriche. — Défaite du Danemarck. — M. de Bismarck se dégage du traité de 1852. — Conférences de Londres. — Les puissances allemandes demandent la formation d'un nouvel État sous le duc d'Augustenbourg. —Les adresses pour la Prusse et pour le duc. — Séparation de la conférence. — Résultats obtenus par M. de Bismarck. — Continuation et Un de la guerre. — Entretien du duc d'Augnstenbourg avec M. de Bismarck. — La presse ministérielle est hostile au duc. — Préliminaires de paix. — L'Angleterre proteste. — M. de Bismarck met en avant la candidature du grand-duc d'Oldenbourg. — Il demande le rappel des troupes fédérales. — Le cabinet de Vienne soutient le duc d'Augnstenbourg. — Contradictions de la politique autrichienne 161
IV. — Les chambres closes pendant la guerre danoise. — Le conflit constitutionnel continue. — L'opposition ne veut pas donner son avis sur la question des Duchés. — Revirement à Vienne en faveur de la diète germanique. - - M. de Bismarck pose ses conditions à Vienne. — L'Autriche soutient le doc d'Augnstenbourg. — Prétentions de la maison de Brandebourg à la succession. — Exposé aux chambres prussiennes. — L'opposition rejette les dépenses pour la guerre du Danemarck. — M. de Bismarck gouverne avec la chambre haute. — Les embarras de M. de Bismarck. — Conflits entre l'Autriche et la Prusse dans les Duchés.
— M. de Bismarck demande l'expulsion du duc d'Augnstenbourg; l'Autriche refuse. — Les deux souverains plus pacifiques que leur entourage.
— Carlsbad, Ratisbonne et Gastein. — La convention de Gastein prévient la guerre. — L'Autriche abandonne de nouveau ses alliés de la diète de Francfort 185
V. — Préoccupations internationales. — M. de Bismarck a les yeux fixés sur Paris. — L'empereur Napoléon use de bons procédés. — Le cabinet de Berlin, en 1863, accepte le congrès. — L'Empereur et M. de Bismarck ennemis des traités de 1815. — L'Empereur pousse la
• Prusse à l' annexion des Duchés. — La presse française est pour Talliancc prussienne. — M. de Bismarck à Biarritz. — L'Empereur consent à la neutralité et à l'alliance prusso-italienne. — L'Empereur avait le droit de demander des compensations. — Le comte de Bismarck recherche des alliances étrangères. — Rapprochement avec T Italie. — Répugnances de la cour de Berlin. — Ouvertures en vue d'une alliance.
— Le conflit s*aggrave en Allemagne. — La question des Duchés pleine de contradictions. — Conflits dans les Duchés. — Grand
conseil à Berlin. — Le parti de la guerre l'emporte. — Traité d'alliance avec l'Italie. —*- Méfiances des Italiens. — La cour
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de Berlin toujours flottante. —Le cabinet de Vienne dénonce les armements de la Prusse. — Le cabinet de Berlin pose la question de la réforme fédérale. — Nouvel échange de récriminations entre Berlin et Vienne. — Le cabinet de Vienne refuse de désarmer du c^té de Tltalie.
— Le cabinet de Florence repousse les offres de l'Autriche. — Le droit strict est du côté de TAutriche 199
VI.—- Laquestiondesarmements devant la diète de Francfort. —L'Autriche dénoncée comme agresseur. — M. de Bismarck représente la Prusse comme la victime qui se défend. — Conflagration des deux grandes puissances dans les Duchés. — Le roi de Prusse est persuadé que l'Autriche viole la convention de Gastein. — L'empereur Napoléon propose des conférences à Paris. — L'Empereur et Tltalie voudraient laisser expirer le traité avec la Prusse. — La Prusse accepte les conférences que les réserves de TAutriche font échouer. — L'Autriche fournit un prétexte de guerre. — Les troupes autrichiennes obligées d'évacuer le Holstein. — Projet prussien de réforme fédérale, lequel exclut l'Autriche de l'Allemagne. » La diète vote la motion autrichienne de mobilisation. — La E^sse déclare la Confédération dissoute. — Les chambres prussiennes ne sont pas consultées. — Le conflit constitutionnel continue. — Opposition systématique des libéraux. — Manifestations publiques contre la guerre. — M. de Bismarck veut faire appel au pays.
— Les chambres dissoutes. — Revirement de l'opinion. — M. de Bismarck triomphe avant la guerre. — Défiances des chancelleries européennes 219