CHAPITRE SIXIÈME
I. — Préoccupation de conserver ce que l'on a acquis. — M. de Bismarck redoute l'ingérence des neutres. — L'amitié d'Alexandre II. — La Russie laisse faire la Prusse. — Le prince Gortschakoff soulève la question d'Orient. — Le prince de Bismarck recherche un-rapprochement avec l'Autriche-Hongrie. — Le coffite de Beust et le prince de Bismarck.
— M. de Bismarck cherche à reconstituer l'alliance des trois cours du nord contre la révolution. — Les entrevues de Oastein et de Salzbourg en 1871. — Retraite du comte de Beust. — Le comte Andrassy. — Visites impériales à Berlin. — La triple alliance. — L'opinion en Russie est hostile à l'Allemagne. — Préférences de M. de Bismarck pour la Russie. — Méflances à l'égard de la France. — M. Thiers et le comte d'Arnim. — M. de Bismarck préoccupé au sujet du payement des cinq milliards. — Les populations françaises hostiles aux Allemands. — M. de Bismarck appuie le gouvernement républicain. — Son conflit à ce 8ujet avec le comte d'Arnim. — La libération anticipée de la France.
— Ses rapports avec la France deviennent tendus. — Le Reichstag vote l'effectif de paix pour sept ans. — La France réorganise son armée. — M. de Bismarck aperçoit partout des alliés de la France. — Il réclame contre la création des quatrièmes bataillons français. — Bruits de guerre. — Intervention des cours d'Angleterre et de Russie. — M. de Bismarck nie l'intention de l'Allemagne d'attaquer la France. ... 421
II. — Les troubles en Orient. — Antagonisme entre la Russie et l'Autriche. — Le prince Gortschakoff désireux de satisfaire aux aspirations slaves. -- Politique des trois empires. — Le prince de Bismarck mécontent de la politique russe. — Son attitude intermédiaire. — Entrevue impériale et conférence de Berlin. — Autres entrevues impériales.
Paget.
— L'Orient en feu. — On est plus russe qu'autrichien à Berlin. — Les catholiques sont pour l'Autriche. — Propos de table du prince de Bismarck. — Il est résolu à ne pas s'opposer aux projets de guerre de la Russie. — L'Angleterre et l'Autriche arrêtent la Russie yictorieuse. — Le parti libéral du Reichstag hostile k la Russie . — Le prince de Bismarck sera « l'honnête courtier ». — Il ne veut pas heurter le sentiment national du peuple russe. — Danger d'une interrention. — Le congrès de Berlin. — Rôle de réserve du prince de Bismarck. — Les Turcs payent les frais de l'accord. — Succès de l'Angleterre. — Profits de l'Autriche et de la Russie. — Le prince Gortschakoff considère le congrès comme un échec pour la Russie et s'en prend à M. de Bismarck 441
m. —Symptômes menaçants du côté de la Russie.— Le prince de Bismarck négocie et conclut une alliance avec l'Autrîche-Hongrie. -^ Ses tentatives de rapprochement avec ht République française. — Attitude réservée du gouvernement français. — Le chancelier décline la participation de l'Allemagne à l'Exposition universelle de Paris. — Il appuie les désirs de la France au congrès de Berlin. — Il favorise la politique coloniale de la France. — L'opinion publique en France hostile à l'Allemagne. — M. Gambetta considéré comme représentant de la politique de revanche. — Alliance avec l'Italie. — Nouveaux froissements avec la Russie. — L'entrevue de Dantzig. — Rapprochement entre les trois empires. — Entrevues impériales. — Rétablissement des bons rapports avec la Russie. — Prévenances à l'égard de la Russie. — La question bulgare fait renaître les dissentiments entre l'Autriche et la Russie. — L'Allemagne et la France s'entendent sur les questions coloniales.— La question du Congo. — L'ambassadeur de France dirige les travaux de là conférence de Berlin. — Le prince de Bismarck constate l'excellence des Rapports avec la France. — Ce contentement ne dure pas.
— Il accuse les partis en France d'entretenir la haine de l'Allemagne. — Articles violents de la presse allemande qui dénonce les tendances fran ' çaises à la reprise de l'Alsace-Lorraine. —La presse officieuse annonce que l'Allemagne prend des mesures de défense contre la France. — Réception du nouvel ambassadeur de France. — Echange de discours amicaux - 452
IV. —Ouverture du Reichstag en novembre 1886. —Projet de loi demandant une augmentation de l'effectif de paix pour sept ans. — Les septennats militaires votés en 1874 et ei^lBSjD. — La France est directetement visée. — Discours du maréchal d^^Moltke. —Le nouveau projet de 1886. — Le discours du ministre de Is^ guerre. — Les armées de la Russie et de la France, supérieures on nombr^ à l'armée allemande. — La commission du Reichstag est opposée au septennat. — Ajournement à la session de janvier 1887. — Le parti catholiq^^e hostile. — Intervention du prince-régent de Bavière. — Débats du Reichstag. — Le gouvernement signale le danger de guerre. — Discourj^ du Inavéchal de Moltke. — Les discours du prince de Bismarck. — Ses ej^plica lions
sur les rapports de l'empiro arec la Russie et TAutriche. — Ses rapports avec la France. — Litige séculaire des frontières. — Il n'attaquera pas la France. — Il se loue du gouvernement français et accuse les partis. — Il croit à une agression de la part de la France. — Valeur militaire de la France. — Encore l'alliance des trois empires. — Il accuse la majorité du Reichstag. — Indices de rupture avec cette assemblée. — Rejet du septennat. — Dissolution du Reischtag. — Bruitf de guerre prochaine entre l'Allemagne et la France. — Manifestation du Landtag prusi<ien contre le Reichstag. — Nouveau discours du chancelier. — Armée impériale ou armée parlementaire. — Ses accusations contre les partis progressiste et catholique, -r: Le pape et le parti catholique. — Son intervention en faveur du septennat. — Les deux lettres du cardinal Jacobini au nonce à Munich. — Résistance des chefs du parti catholique. — Le mouvement électoral. — La majorité est acquise au chancelier. — Les élections d'Alsace-Lorraine hostiles à l'empire 471
V». — Mot de M. Thiers sur M. de Cavour et M. de Bismarck. — M. de Bismarck produit de la révolution de février. — Il doit sa fortune politique à la tribune. — Les libéraux ennemis du roi. — Il adopte Je suffrage universel comme moyen de combattre l'Autriche. — 11 s empare de ridée libérale de l'unité allemande. — Ses varia^ons dans les idées. . .— - L'unité allemande, moyen d'écarter l'Autriche. — Il se creuse des chemins nouveaux. — Il cherche l'amitié de Napoléon. — Il passe outre aux traités do 1815. — La faiblesse des autres gouvememenls devient sa force. — Ses échecs diplomatiques et ses succès. — Sa modération 'relative. — Incertitudes de ses groupements d'alliances. — Chances diverses de la triple alliance. — Ses luttes à l'intérieur. — Il gouverne contre les majorités. — L'opposition libérale n'abandonne pas ses revendications. — M. de Bismarck repousse le régime parlementaire. — Il neutralise l'action parlementaire en multipliant les parlements. — L'armée, comme institution autre correctif à l'action parlementaire. — La constitution prussienne affaible par celle de l'empire.
— La constitution est faite pour M. de Bismarck. — Il est aussi inamovible que l'empereur. — M. de Bismarck se sert de tous les partis.
— Il écarte le parti libéral. — 11 craint les rivaux. — Bon ami et bon ennemi. — La formule définitive de l'empire n'est pas trouvée. ~ Centralisation et fédéralisme. — L'empire fondé par l'armée. — Tendances particularistés. — L'importance des dynasties. — Dissidences religieuses. — Particularisme et catholicisme. — « Cachet de non-achevé de l'œuvre du prince de Bismarck. — La nation veut sa part du pouvoir. — Qui aura le dernier mot dans la grande controverse? . . • • 493
Paris. — Typ. G. Chain* rot. 19, rue des Saintt-Pères. — 210DSk