CHAPITRE CINQUIÈME
I. ~ Difficultés d&ns la création de Tempire allemand. — Base large d'un édifice parlementaire étroit. — Suffrage nniyersel et attributions restreintes du Reichstag. — Conflit entre TEtat et l'Eglise catholique.
— Antagonisme entre catholiques et protestants. — M. de Bismarck ardent protestant n'aime pas le catholicisme. — Protestant et patriote prussien sont identiques. — La papauté menace son salut. — Autrefois déjà il avait conseillé aux gouvernements protestants de résister.
— Les catholiques sentent en lui un adversaire. ^- La lutte contre r Autriche est une lutte contre le catholicisme. — Les libéraux hostiles aux catholiques. — Projets d'une Église nationale allemande. — La suppression de la direction catholique au ministère. — Politique expeotante vis-à-vis du Concile du Vatican. — Le dogme de l'infaillibilité.
— M. de Bismarck se trompe dans l'épiscopat allemand. — Le clergé catholique assimilé à un état-major militaire qui obéit. — Les catholiques demandent des garanties constitutionnelles et l'intervention en faveur du pouvoir temporel. — Formation du parti du centre. — Attaque et défense violentes. — Le pape sollicité de désapprouver le parti du centre. — La lutte commence. — Les Vieux Catholiques. — Par-dessus le prêtre, la religion est frappée. — M. de Bismarck poussé plus loin qu'il ne le voulait. — Le pape refuse le cardinal de Hohenlohe comme ambassadeur de l'empire. — Loi contre les Jésuites.
— M. de Bismarck veut une entente diplomatique en vue de l'élection papale. — Les lois de mai contre TËglise. — Les garanties religieuses rayées dans la constitution prussienne. — Les lois de mai manquent leur effet. — Les gouvernements étrangers déclinent de suivre l'exemple de la Prusse dans leur attitude vis-à-vis du pape Sd7
II. — Refroidissement avec les conservateurs. — Rapprochement avec les libéraux. — Le chancelier donne sa démission comme président du ministère prussien. — De loin, il dirige toujours la politique prussienne.
— Conflits avec les libéraux avancés. — Arrestation d'un député catholique. — La crise pour la loi militaire. — L'empereur s'irrite de l'ingérence de la chambre dans les choses de l'armée. — Discussions en 1867, en 1871 et en 1874. — Le spectre de la guerre de revanche de la France. — Avertissement du maréchal de Moltke. — M. de Beanigsen propose le septennat. — Sollicitude de M. de Bismarck pour les classes ouvrières. — Les questions sociales doivent primer la politique. — Il n'aime ni la bourgeoisie ni la bureaucratie. — Ouvriers contre bourgeois. — Il partage les idées sociales de Napoléon III. — U cherche à se rallier les classes ouvrières. — Ses rapports avec Las-
Pâg«t.
salle. — Il cherche à amener une entente des puissances contre les socialistes-démocrates. — Ses projets pour créer des ressources propres à Tempire. — Impôts indirects et prérogatives parlementaires. — Le cataclysme de la spéculation. — Les milliards français 358
IIL — Les partis d'oppositions en majorité. — Hostilités présumées des hautes sphères de la cour k Tégard du chancelier. — Hostilité de ses collègues. — L'empereur refuse sa démission et lui accorde un congé. *- Les pourparlei's avec le chef du parti national-libéral. — Il se retourne vers les catholiques. — Son programme économique et financier. — Erreur de sa politique religieuse. — Les premières ouvertures restent sans résultat. — Le nouveau pape. ~ Les attentats contre l'empereur. — Revirement à Berlin en faveur de l'Église. — Pourparlers avec le nonce à Kissingen. — Le parti catholique appuie la réforme douanière. — Abandon du libre-échange. — Il négocie avec le pape pour neutraliser le parti catholique. — Pourparlers avec le nonce à Gastcin et à Vienne. — On ne parvient pas à s'entendre. — Le Vatican refuse de s'immiscer dans les affaires intérieures de la Prusse. •^ Loi atténuant les lois de mai. — M. de Bismarck explique son revirement 376
IV. — Idées »îe M. dv.'I^ismni'ck sur le socialisme. — Ses projets pour améliorer le sort du « pauvre monde ». — Il rejette le libre-échange. — Caisses d'assurances des ouvriers. — Projets pour amoindrir les parlements. — Le conseil économique faisant concurrence au R^chstag.
— Projets de réforme des impôts. — L'empereur intervient en faveur de ces projets. — M. de Bismarck défend le gouvernement personnel de l'empereur. — La loi contre les socialistes. — Les progressistes accusés d'être les pionniers des socialistes. — Le Reichstag ne veut pu des monopoles. — En revanche il adopte le tarif protecteur. — Luttes incessantes entre le chancelier et le parlement. — Spectre d'une guerre révolutionnaire entreprise par la République fi*ançaise. — Il s'adresse, a aux chambres prussiennes. — Opposition coalisée. — Querelles multiples. — Les principes nihiliste et fédéraliste. — Le régime parlementaire est incompatible avec la monarchie. — Le Reichstag repousse un article du budget du ministre des affaires étrangères. — Le discours du chancelier reste sans effet. — Manifestations organisées à ce propos dans l'empire. — Le 70* anniversaire du chancelier. — Don national.
— M. de Bismarck et ses grades militaires. — Il porte toujours l'uniforme. — Il reçoit la croix du Mérite militaire. — Lettre de félicitations de l'empereur. — La famille impériale va complimenter le chancelier. — Procédés taquins, échangés entre le Reichstag et le chancelier. 389
V. — M. de Bismarck résolu à terminer le conflit religieux. — Le prince impérial au Vatican. — Le pape arbitre entre l'Allemagne et l'Espagne. — M. de Bismarck présente aux chambres prussiennes des projets de loi abrogeant les lois de mai. — Il avoue son erreur au sujet de la lutte contre l'Église. — Concessions du pape. — Le Culturkampf et les Polonais. — M. de Bismarck hostile à la restauration de la Pologne. -^
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Les Polonais hostiles h Tempire allemand. — Expulsion en masse des Polonais originaires de Russie et d'Autriche. — Le Reichstag blâme les expulsions. — Manifestation de la chambre prussienne contre le vote du Reichstag. — Projets de loi contre le polonisme. — M. de Bismarck accuse les progressistes de manquer de patriotisme allemand. — La question coloniale. — M. de Bismarck voudrait arrêter Témigration en Amérique. — Sa politique coloniale. — Démêlés avec les puissances coloniales. — Démêlés avec l'Angleterre. — Entente avec la Franco. — La conférence africaine de Berlin. — Le Reichstag peu favorableàla politique coloniale. — Opposition contre la subvention de lignes postales maritimes. — M. de Bismarck déplore fe déclin de Tesprit d'unité. 405