XXV. Épilogue
Jules Cbapelle el C", rue k Grands-AugiisliDS, 5. Pans
DE
^ÏÏMiJë.
PAR M. ORB'T HVNTER.
l'rix (le iliaque vol.. 7 fr. 5o 1
.Nous annonçons aujourdliui un livre du plus haut inlcrèf poui les admirateurs, et ils sont tioiidiroux, de lundcs plus grands poètes du inonde. 1! y a en littérature nn point sur lequel fous semblent à peu près d'accord, c'est qu'il est impossible de traduire lord Byron en vers français. Deux des plus grands éciivaiiis de nos jours, pourne citer que ceux-là, M. de Lamartine et M. Casimir Delavipne, ont essayé à plusieurs reprises de lutter avec ce rude adversaire, cl bien que l'on doive reconnaître que leurs efforts ont été souvent lioiircux, ils ont trouve sans doute la tache tro|) ardue, cai ils se sont toujours arrêtés au bout de peu de tem|)s. ("est qu'il y a en effet dans lord liyron une orij^inalité |)uissanle autant (joe capricieuse, dont les écarts soudains ilesarçonncront toujours un traducteur ordinaire. Les récentes tentatives de M . .Aniedée Pichol et de M. Benjamin Laroche, qui se sont modestement bornés a une version en prose, ont encore répandu et confirmé celte opinion dans le public, qu'il est un grand nombre de passades dans lord B>ron que l'ail doit renoncer a rendre, ainsi cpie l'ont lait les inlerprèlesdu Taust allemand, l'ne pareille prétention di-vrait s'appuyer sur des londemenls solides; nul ne conlesle l'excessive difliculté de l'entreprise, mai^ nul aussi n'a démontre qu'elle fût impossible. f)r, voici aujo.nd'hui un écrivain, un .Vnglais distingué, possédant à fond tous les m\ stères de noire langue, cl initie par une étude longue el passionnée à toutes les pensées de lord Byron, qui entreprend de nous donner enfin cette version tant désirée, et dans ce noble langage poétique s-ins lequel un poëmc perd toujours de sa grâce, de sa puiss.iiKe el de sa couleur, (xrtcs, la tentative est hardie, et pourtant nousa\ons la certitude qu'elle sera suivie du succès. Le goiil des choses sérieuses el des éludes
ardues est trop général aujourd'hui pour qii un pareil essai reste sans encouragements. Nous donnons d'abord Manfred, cette créalion puissante où se peignent si douloureusement les anxiétés d'une âme en proie au doute et au dc-sespoir ; cet admirable poëme du Corsaire, auquel la peinture [et la statuaire modernes sont aussi redevables que la poésie; Beppo, cette satire fantasque, ingénieuse, amère, et dans laquelle l'esprit mobile et impressionnable du grand poète anglais, se décèle si bien.
Dans les autres volumes qui ont paru récemment, nous avons donné Marino Faliero, le Siège de Curinlhe, la Fiancée d'Abydos, le Giaour, Parisina, Don Juan, et Gain, ce pocme qu'un des meilleurs juges en pareille matière a déclaré intraduisible; nos lecteurs seront à même alors de juger du peu de solidité de l'opinion qui veut que lord Byron soit plus intraduisible en vers que Virgile, Shakspeare ou Alilton, et l'on nous rendra la justice de dire que cette fois-ci du moins le proverbe italien, traduttnre, (raditore, en a menti.
L'ouvrage formera 7 volumes environ.
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Détails inédits sur sa vie et sur sa mort
PUISÉS n\NS DES DOCl'WENTS ArTnENTIQrES
PAR 5IM. JACQUES ARAGO ET EDOUARD (ÎOUf.N
I vol. in-8. orné du portrait et d'un de'i.sin de la cliamlirc iiiortnaire du prince, par M Diierbès.
Prix, 2 fr.
Sous presse pour paraître incessîrani^nt. (li^avres Politique»»^ Uttéraires