PAR W». CONSTANT DUBOS
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D'UN ESII SUR LA VH ET LFS OUVRAGFS DE MARTIAL,
lu fort volume iri-8" : 7 Ir. 50 c.
l'eci est, pour ainsi dire, le Maillul des honnêtes gens. Le traducteur, ou , si vous aimez mieux , le poëte <]ui s'est attaqué de |>rime abord à ce rude jouteur de toutes les élégances, de toutes les mécliancelés, el aussi de toutes les médisances romaines, est un ancien et habile [)r(tre!;seur de l'iniversité de Paris, M. ("( nstani Dubos. Il était impossible de réunir d'une façon |)lus complète les deux (jualifés dont se composent les bonnes traductions, à savoir, ui.e profonde et savante intelligencr du texte, une habile et leste façon de conduire la langue française à traveis tous les détours de cetl»* belle et savaiile laiigue latine , si rebelle ipiaiid on ne sait pa* la dompter d'iuie main ferme.
«]e travail de M. Tonstanf Dubos est, en effet, lui admirable travail, où toutes les ciilineries, toutes les colères, tout l'atticisme, o{ (juebpiefois toutes les trivialités des deux langues latine el française , sont mis rn «l'uvre avec un rare bonbein une habileté inlinie. N oici pour la
traduction de M. Constant Diibos. Quant à Martial, c'est un de ces poètes à qui rien ne manque pour être populaire, sinon une traduction qui en soit le rellet fidèle. La vie de la Ronie impériale, les histoires amoureuses, les monuments, les mœurs, les femmes galantes, les parvenus, les esclaves, la ville et la cour , les lectures , le Cirque , lesaffranchis, les temples, les bibliothèques, les portiques, les bains, la campagne, le Sénat, le Tibre et le Champde-Mars, l'ordre équestre et le peuple, les courtisanes et les matrones, Martial vous dit cela tout à la l'ois; il raconte toutes les rumeurs, il prend au vol tous les petits événements, tous les petits ridicules de la vie de chaque jour. 11 est leste, fin , malin , railleur , amoureux , bon compagnon, bon convive, quelquefois insolent jusqu'à l'obscénité, "grand écrivain toujours. Para Impuritas, disait un Père de l'Eglise , et ce Père de l'Eglise avait raison.
Le livre de M . Constant Dubos, destiné à reproduire toutes les merveilles infinies de ce grand style, de ce rare esprit, de cette gaieté incisive, marquera sa place parmi toutes les traductions de cet incroyable poëte Martial, qui avait si grand besoin d'un pareil commentateur.
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