PAR M. LK MARQUIS DE PASTORET
MEMDr.E DE l'i>STITLT,
auleur (le : le Duc de Giiisc h Napics. Raoul de l'ellvé. Kraid du <;liàtelet, Claire Catalanzi. etc.
2 volumes in -8. Prix, 15 fr.
Jules CliapelleelC", me des Grands-Auguslins, 5 Paris.
HlSïOIREi
ROBERT SURCOUï
c\piTAL\E DE mmi,
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WCiy.y OFFICIER DE LA MAni^TE nOYALE.
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S'il est quelque chose de religieux et de sacré au monde, c'est le dévouement modeste de l'homme ({ui sacrifie à son pays, son sang, sa liberté, sa joie, (l'est l'immolation igiioï'ée et solitaire du soldat qui meurt abandonné, serrant dans une dernière étreinte son drapeau sur sa pctitrine: c'est la destinée du marin, ditul nul ne salue la grandeur et qui silloime sans bruit l'Océan, tancbs que la publicité trompeuse et mesquine s'attache à des oeuvres frivoles, à des débats puérils, à tout ce bruit vain et menteur de la l'dule et du iik»ment. 11 y a (pieNpie chose de plus précieux qu'un beau livre, c'est une goutte de sang versé pour la patrie, il y a un nom plus grand (pu- celui de M. de (Chateaubriand, unnonKjui l'aitbatti'c des cd'uis valeureux, que h; marin inv(»(pie et envie, c »'st celui de cet honnne de bronze, toujours serein dans la fournaise des mêlées. H(4iert Suirouf. (lei'tes, celui-là. fier enl'ant de Sauit-.Malo, a poilé haut le pavill(»u français
qu'il fut impérial ou ri'piihlicaiii. Celui-IàeiM(*V(Miti'éIes tlanc'scic son navire avant de se soumettre à cet ignominieux droit de visite qui a suscité chez nous tant de fiers ressentiments. Qu'il eût fait beau de le voir , ce descendant direct de Du^uay-Trouin, abordant cette insolente Angleterre, et la coulant comme une frégate au choc de son vaisseau. En ces jours de doute, où la peur envahit les âmes, cela retrempe le cœur de voir ces braves qui clouaient leur pavillon au mât, prêts à couler plutôt que de s'abaisser devant l'ennemi . La vie de Surcouf ! voilà le bréviaire du marin, voilà le livre qu'il faudrait répandre partout : là, il n'y a que de nobles exemples et d'héroïques leçons. Il faut le voir, l'aventureux corsaire, parcourant dans son vol hardi les mers des Indes, prompt à la fuite, plus prorapt à l'attaque, la terreur des mers, l'effroi de l Europe et de l'Asie. Nous avons donc cru faire une chose bonne et juste en faisant revivre le nom de ce héros, en lui rendant ces honneurs posthumes, dont on fut trop chiche durant une vie qu'on crut assez payer en lui jetant un peu de la renommée qu'il avait conquise sous une sueur de sang. Nous avons voulu payer à une gTande mémoire un juste tribut d'éloges. C'est dire assez que nous nous sommes bornés à raconterles fliits, et pour qu'il ne fût pas ditque notre labeur était incomplet, dessin, impression, tirage, nous avons tout fait avec un luxe dont nos souscripteurs nous sauront gré. M. Morel Fatio a mis à notre service, et aussi à celui de cette glorieuse mémoire, sa verve infatigable, tandis que M. Badin, avec une boime grâce qui prend sa source dans beaucoup de savoir et de talent, complétait l'œuvre de son jeune confrère, et le travail plus difficile et plus sérieux d'un homme qui porte écrits sur sa poitrine ses états de service contre d'orgueilleux insulaires, M. Ch. Gunat.
NoT*. Ce prospeclus n'est on rien le spécimen du livre que nous annonçons.
L'ouvrajje forme un volume ([rand in-S imprimé sur papier velin sali:ii-; illustrations ir Badin, peintre d'histoire, et Morel Falio, peintre de marine.
Sept grand-; 'sujet'; tirées hors le !■ xle el imprimés ."i d.-u\ leinli-;, porirail et f.ic-simile