HI SU NT ROMAIN. 3JK
frappé ce gentilhomme d'une /avclync , par la tuasse, àplaye et sang.
5*. À Saint-Clair— sur-Etretat , il avait frappé, à playe ri sang deux mariniers.
(>°. Accompagne de cinq ou six autres, armez d'ar baies ifes cl de basions , il était allé assaillir la maison d'un nommé Aubin Kogeron. Un de ses compagnons, apercevant Rogeron par un trou de la maison, lascha son arbalcstrc , et frappa le dict Rogeron par le bras.
Gobert De Brucy, né à Reims en Champagne, âgé de 3°2 ans.
11 était allé se fixer en Portugal, d'où il apporta à Rouen de la marchandise , tant d'cspiccryc que des orenges. Etant dans cette ville , il alla souper, avec le maislrc de son navire , en la maison de une nommée la petite Jclianne , dame d'un mauvais lieu, demourant aux Camps-Mahietz ; ainsy qu'ils souppoient là, avec deux filles nommées l'une Katarine et l'autre Robine,
a inrent des sergens, qui « commenchèrent à crier : Cha,p ,
venez en prison. Vous estes trop aises avec ces Portugalloys. Va prindrent les dictes filles , et les menèrent en prison. Gobert De Brucy, mal content , se mit à la poursuite des sergens , avec plusieurs jeunes gens , et , à la porte de la geôle , il tua un des sergens, de deux coups de courte-dague. Puis « il s'en alla au cimetière de Saint-Laurens , pour tenir franchise ; du quel lieu il sortist , à l'assurance d'un sergent qui luy jura el promit , parla foy qu'il debvoit à Dieu et au roy, qu'il le méneroit en son logis ; mais , néantmoins , le mena en prison en la Maison de pierre. »
Sa femme , nommée Cornille , « estoyt servante de la roy ne de Portugal. »
Complices :
Guillaume Delestrl Vincent Jourdain.
392 histoire du privilege
Robert Hardel.
Ung laquais.
joachin auber.
Jehan Marguerite.
Guillaume Dupont.
Thomas Maucomble , barbier : tous jeunes compaignons.
153Q. Pierre Croisé, né à Erigny-en-Bray , âgé de 30 ans.
Il avait tué un nommé Blanchemain d'un coup d'épée dans le ventre , dans une querelle qu'ils eurent pour une fille. Ceci s'était passé à Saumont— la-Poterie.
Au Vivier— en-Bray , il avait blessé plusieurs personnes , dans une dispute. Le parlement venait de le condamner à avoir la tête tranchée.
1531. Jehan De La Boullaye , écuyer, de la paroisse de Morainville-sur-Danville, diocèse d'Evreux , âgé de â1 ans.
Etant allé à G uichainville , où demeurait un sieur Palamyde qui lui devait de l'argent , il s'empara de la cappe de cet individu , comme d'un gage. Guillaume Le Franc, sieur de la Gatyne , oncle de Jehan De la Boullaye , lui ayant dit « que ce nestoit honneur à luy , de despouiller ung gentilhomme » , une dispute s'éleva entre l'oncle et le neveu ; l'oncle dégaina sa dague , mais, pour l'heure , il n'en arriva rien. Le lendemain , De la Boullaye et ses cousins , armés de hallebardes et d 'arbaleslres bandées, rencontrèrent les sieurs De la Gatyne et Palamyde ; Jehan De la Boullaye, voyant son oncle venir à lui, avec son épée, « lascha son arbalestre, et luy donna d'un garrot dcdcnsle ventre , dont il mourut le lendemain. »
.lui an Le Franc.
Jacques Le Franc, ses cousins et complices.
MARIE , femme de Robert Duchesne, orfèvre à Rouen, demeurant sur la paroisse de Saint- Herbland , âgée de 33 ans.
« Son niary maintenoit ( entretenait ) une femme nommée Marion Passemer , avec la quelle il dissipoit et consummoit beaucoup de son bien. » Avertie, elle les épia et les surprit ensemble ; « lors elle eust plusieurs paroles rigoureuses avec icelle Marion , tellement qu'elle la menaça , si elle la trouvoit à son advantage , qu'elle luy feroit desplaisir. Quoy voyant r la dicte Marion la feist citer devant monsieur l'oflicial de Rouen , pour luy donner trefves ; elle les luy donna ; et il luy fust faict deffense qu'elle ne luy meffist. Et , ce néantmoins , icelle femme Duchesne conçeult en son courage telle indignation contre la dicte Marion , que , de l'eure, elle proposa que si elle la povoit rencontrer à son advantage, elle luy feroit desplaisir.
« Par plusieurs nuytz ensuy vantes, desguisêe en habit dhomme , elle chercha sa rivale ; enfin , un jour , encore en habit d'homme , et accompagnée de quelques amis , ayant descouvert la retraite de cette femme , ils rompirent l'huys , entrèrent par force en la dicte maison , où ilz trouvèrent la dicte Marion couchée en son lyt ; ilz la feirent lever , et l'emmenèrent hors par les rues. Et comme Marie, femme Duchesne , marchoit devant ainsi vestue en habit d'homme, la dicte Marion ayant demandé qui estoit cest homme ( cuydant que la dicte déposante fust ung homme ) , quoy oyant, la femme Duchesne se retourna vers la dicte Marion, et, d'une courte-dague qu'elle portoit , la frappa par la poicterine , du quel coup elle mourust le lendemain » . — La femme Duchesne se retira es Augustin» de Rouen , en franchise ; du quel lieu elle sortist nuytamment , I I s'en alla .ni Mans , puis a Orléans où elle servit le bailli de
cette ville. Plus tard , lors de l'entrée de la reine à Paris , elle obtint , sur un faux exposé , un brevet de rémission qui ne lui profita point , les juges ayant refusé de l'entériner. Enfin , en i532 , elle obtint la fierté.
1533. HERBLAND Auberee, fabricant de peignes, demeu-
rant en la paroisse de Saint-Michel de Rouen , âgé de 35 ans, clerc.
Etant à Dieppedalle , et voulant séparer deux hommes qui se battaient , « l'un d'eux luy osta ung sang de dey (0 qu'il portoit pendu en sa chainture , et d'icelluy le voulut frapper par le costé. » Auberée, secondé par quelques amis, finit par ravoir son sang de dey , mais , « obligé de l'empougner par le taillant , il se coupa aux doys à sang : de quoi esmeu , il tua cet homme , de deux coups d'espée. Ne pouvoit le dict Auberée , user de son prévilége de cléricature , pour ce que autres foys il avoit reeeu la souldaye soubz monsieur De la Mailleraye.»
1534. Maître Pierre Letellier, clerc, avocat en cour-
laie , demeurant en la ville de Caudebec , âgé de 35 ans.
Il avait épousé la fille de maître Pierre Houël , procureur du roi à Caudebec , et les deux époux demeuraient chez ce dernier, qui s'était obligé, par une clause du contrat de mariage, à les loger et nourrir pendant trois ans. Maître Pierre Houè'l avait deux chambrières , et vivait en concubinage avec l'une d'elles , dont il eut un enfant ; son gendre fut contraint de tenir cet enfant sur lesfons de baptesme. Dans Caudebec, on
(0 Sang de dey , cpéc courte, telle qu'en portaient les nobles vénitiens. ( Roquefort. )
«oyait de marnais ail ce concubinage , cl la connivence de Pierre Letellier et de sa femme. Les deux époux « en estoienl tort scandalisé/, blâmés), et n'osoient , souventes foys , fréquenter en aucunes compagnies , pour les reprouebcs que on leur en faisoit. » De là une grande mésintelligence entre le beau-père et le gendre. Ce dernier soupait souvent en ville , et rentrait assez tard ; plusieurs fois , le beau-père avait fait fermer sa porte, pour qu'il ne pût rentrer. Un soir qu'il avait frappé long-tems à la porte , sa femme vint lui ouvrir ; en entrant il adressa des reproebes à la chambrière , qui avait fermé la porte et refusé de la lui ouvrir. Mais, au même instant, survint maître Pierre Houël « ayant seullemcnt ses chausses , sans son pourpoinct , le quel , tenant ung baston appelle ung marais , rua troys ou quatre coups sur son gendre , tant sur la teste que sur les bras , à playe et sang. » Outré de ces mauvais traitemens , Letellier frappa son beau - père plusieurs coups d'un sang1 de dey ou pougnart qu'il portoit , tellement qu'il tumba à terre ; et tantost fust porté en la salle par ses chambérières , en la quelle salle tantost aprèz décéda. »
1535. Jehan Tilleren , demeurant à Ocqueville-en-
Caux, âgé de 28 ans.
Louis De Houdetot , sous-diacre , fils de monseigneur de Houdetot , avait séduit la femme de Tilleren , ce qui avait forcé ce dernier de quitter Cleuville et d'aller demeurer à Ocqueville , à trois lieues de là , chez le sieur De Catheville , son beau-père. Louis De Houdetot vînt y poursuivre la femme qu'il avait séduite, « et il y fréquentoit souventes foys, avec plusieurs mauvais gardions , tant de nuyt que de jour. » A quelque tems de là , Tilleren étant à Rouen , on vint l'avertir que Louis De Houdetot avait battu les domestiques de la dame De Catheville. « Lors, il prinst ung hallecrest (corselet de fer battu ) et une arbalestre , avec ung garrot , et bailla à ung
nommé Justin, qui l'accompagnoit, unes brigandines et une hallebarde. Accompaigné de cinq ou six autres , il rencontra Louis De Houdetot dans une rue de Rouen , lascha son arbalestre , et luy transversa le dict garrot tout à travers du corps , du quel coup il mourust peu d'heures après . » Tilleren alla tenir franchise au convenu des Jacobins d'Amyens.
1536. NïCOLAS^Vynement, âgé de 26 ans , demeurant à
Caudebec-en-Caux.
Me. Jehan Gautier, greffier du vicomte de Caudebec , avait été destitué et remplacé par Me. Nicole Simon. Vynement , parent de Simon , demeurait avec lui , était son collaborateur, et signait pour lui en son absence. Gautier , greffier destitué, et son fils, manifestaient, en toutes rencontres , leur haine pour Simon et Vynement. Le 27 avril de cette année, Simon, \ynement et d'autres, ayant soupe chez un ami , rentraient chez eux , le soir , reconduits par leurs amphytrions « qui les convoyoient , une torche allumée devant eulx » ; le fils de Gautier insulta Yynement. Celui— ci , étant rentré chez lui , « prinst sa rondelle ( son bouclier ) et son espée , et , accompagné de Noël Simon , de Montfreulles , de maistre François Alexandre , sieur d'Esquimbosc , escuyer , et autres , « saisi* chascun d'une espée » , alla chercher , par les rues , le fils Gautier, qu'à la fin ils rencontrèrent. Les épées furent tirées . Vynement donna à Gautier « ung coup d'espée sur la teste , à grant playe , et lors le dit Gautier getta son espée par terre , disant ces paroles : « Je suys mort. » Mais , ce néant moins , Wynement le frappa encores de son espée ung coup ou deux , tellement qu'il décéda quelques jours aprèz. »
1537. Pierre De Thiboutot, écuyer, fils de Jehan De
Thiboutot , sieur de Myreville , et de Marie ,
bâtarde d'Etouteville , âge' de 40 ans.
Il était écuyer de madame la duchesse dJEtouteville.
Il avait gagné 26 livres tournois au jeu de paume, à François De Murcuil , écuyer, âgé de 18 ans ; el ce dernier différait toujours de payer sa dette contractée sous sa foy de gentilhomme. Enfin un jour , en la rue , Thiboutot le vinst tyrcr par la eappe , luy disant qu'il ne monstroit pas estre gentilhomme, comme il luy avoit dist, et que s'il l'estoit de nom, il ne L'estoit pas de faict. Sur les quelles paroles , ilz se desmen tirent; et sembla à Thiboutot que De Mareuil voullust tyrer son espée; à raison de quoy il tyra la sienne , de la quelle il frappa le diet De Mareuil par le manton , et ung autre coup dedans le corps ; du quel coup il mourust peu de temps aprèz en la rue. » Ainsi périt « le seul filz de la maison de Mareuil , fort ancienne et de grana biens , et de gros parens. »
Thiboutot , malgré la protection de monseigneur de Saint~ Pol , de monseigneur le cardinal de Bourbon et autres princes, ne put obtenir sa grâce ; il avait été condamné à avoir la tête tranchée. « Adverty que Nicolas De Thiboutot , son frère puîné, luy voulloit faire fascherie, et soy porter héritier de leur père décédé depuys un moys , il estoit venu solliciter la fierté , estant hors d'espoir de povoir éviter la mort sans la bonté divine et la grâce de monsieur sainct Rommain. »
i37. Jehan De Biville , écuyer, sieur d'Yencourt, âgé de 96 ans, fils du sieur De Saint-Lucien , des environs.de Gournay.
i°. Nicolas De Corval , écuyer, lui ayant cherché querelle , parce qu'autrefois il avait battu son frère , et lui ayant , d'un coup d'estoc , « couppé robe , pourpoinct et chemyse au bras senestre , il rua sur le dict De Corval plusieurs coups , et I'attaingnistd'un coup de taille par la main senestre et d'un autre coup sur le col , dont le sieur De Corval mourust peu de jours après. »
Poursuivi sans cesse par la famille De Corval , à raison de ce meurtre , « il s'accompaigna de advanturiers et d'autres
gens mal <vivans... avec les quelz il aprinst et continua à mal l'aire , qui fut la principalle cause de son meschant gouvernement , avec les quelz advanturiers il fist plusieurs bateries , ravissements et débatz. »
Il enleva la maîtresse du receveur du sieur De Compainville, de complicité avec trois advanturiers , et après avoir brisé les portes de la maison.
Il viola une fille .
Etant ivre , il tua une ancienne servante de son père , qui avait tenu des propos sur son compte.
On l'avait accusé d'avoir tourné la religion en ridicule , avec des aventuriers ses compagnons , « qu il faisait tenir à genoulx chantans la messe. » Il répondit que ung nommé Vyot , advanturier , troublé de son sens , étant à table , y avoit chanté , tenant du pain et ung voirre plain de vin , avoit dist plusieurs choses de la messe ; Jehan De Biville, à qui cela ne plaisoit guères , dist au dict Vyot qu'il n'estoit que ung fol.
Il avait frappé de l'épée plusieurs de ses fermiers « à raison de quoy, la femme de l'un d'eux, grosse d'enfant, eust si grant paour que, quatre ou cinq jours après, elle se deschargea de son enfant ( avorta ) . »
Il avait battu le portier de Gournay, et lui avait pris ses clés parce qu'il ne voulait point lui ouvrir, la nuit.
Il avait battu et blessé des archers.
Enfin , il avait fait plusieurs autres bateries et excèz.
Complices :
Ung sien frère bastard.
Le sieur De la Poterie.
Nicolas De Folle ville.
Jevenet Maheult.
Philipot Hurert.
Thomas Persel.
Di: SAINT ROMAIN. •*'»
Benest Perquier.
PlERRE M VI.IIENÉE.
Hll.l>L\ERT MaLHENÉE.
Hildevert Le Cauchois, et beaucoup d'autres qu'il ne nomma point.
Pierre Leclerc (noble homme), sieur de Croisse!, demeurant à Rouen, paroisse de Saini- Vincent, âge' de â8 ans, marie.
Il menait une vie très-déréglée , et s'était signalé , dans la ville, partie fréquens excès.
In soir, après avoir soupe chez la dame Des Marettes, sa belle-mère , « il s'en alla passer temps parmy la ville , accompaigné de son serviteur. » Un sergent, nommé Du Tronquas , chargé de l'arrêter pour quelque prouesse, l'ayant rencontré au pont de Robec , luf misl la main sur le bras , en lu y disant : « Demeure. » Marest, domestique du sieur De Croisset, «desguayna son espée , et fit fuyr Du Tronquay. » Mais « tost après , ce dernier revint , accompaigné de troys ou quatre hommes a tout ( avec ) leurs espées , et , de rechef , assaillist le sieur De Croisset, criant : lue, tue , et gettants, sur luy et son domestique, grans coups de pierres et d'espées. Le sieur De Croisset fut frappé d'un coup d'espée par la gorge et d'un coup de taille sur le dos, à playe et sang. Il se fit panser chez lui ; puis alla «à sa maison de Croisset. Mais il revint à Rouen , huit ou dix jours après , avec la résolution de se venger , et accompagné de Jehan Garin , son beau-frère , et de quelques amis et domestiques. Après avoir soupe au Mouton d'argent , en la paroisse Sainct-Candre-le—Vieil, ils cherchèrent , par la ville , le sergent Du Tronquay, et le rencontrèrent enfin , à la boucherie de Beauvoisinc , saisy d'une, rondelle cl d'une espée , et accompagné de quelques gens ; Croisset et les siens dcsgayncrcnf ainsi que Du Tronquai
et ses gens ; dans ce conflit , Du Tronquay reçut un coup mortel. »
1540. Charles, Antoine, Guy et N , fils de noble
homme Jehan Des Essars , baron d'Aulnay , en Normandie.
Pour plusieurs crimes , dont les principaux sont indiqués dans l'histoire, sous l'année i54o.
En voici d'autres , qui sont moindres : Charles , accompagné de deux valets , alla chez un nommé Andrieu , de la paroisse d'Estry , le battit et lui enleva une arbalète.
Ayant rencontré , à Burcy, un sergent qui avait cherché précédemment , à l'arrêter , en vertu d'un mandement de justice , il le feist mettre à genoulx en la fange , pour luy cryer mercy.
Il avait donné deux coups d'épée , sur les épaules , à un nommé Besongnet qui avait sauve-garde de lui.
Un nommé Le Bigot , laboureur à Chaultlieu , ayant refusé de le loger , il lui fit donner , par son domestique , des coups de bâton sur le dos. Plusieurs fois , il avait logé « cheulx des laboureurs et autres gens des champs, sans payer aucune chose, et prins leurs chevaulx , malgré eulx. »
1541. François De Fontenay, e'cuyer, sieur de Saint-
Remy , homme-d'armes de la compagnie du comte de Brienne , âgé de â9 ans, demeurant à Fontaines-les-Rouges, vicomte' de Falaise.
Il servait depuis l'âge de seize ou dix-sept ans ; il avait fait toutes les campagnes d'Italie.
i°. A l'âge de quinze ans , il avait tué , de complicité avec quelques parens et amis , un sergent dont tout le crime était d'avoir signifié un exploit à sa mère.
Charles De [Vfailloc, son ami, lui ayant dit que Yves 1)< Martainville l'avait menacé de le tuer, Fontenay répondit que
« niicul.v tsloyl au dut MaiHoc de tuer MartaitH'ille , nue le dut Wàrtaùunlle le tuasl.» — «Et lors s'en partit le dictMailloe,
. I s'en alla tu la paroisse de Bons , au quel lieu, tua le dict Martainville. » Fontenav, ne croyant pas que l'exécution diïl sun re de sitôt le conseil, s'acheminait vers Bons « à l'intention de avder au dict De Mailloc pour tuer Martainville. » En route , il rencontra Mailloc , qui lui dit que c'était (ait. « Et , pour ceste cause, Fonh uav conduisit et mena le dict Mailloc en franchise en l'al)l)a> e du Plessis. »
3°. Fontenav conduisant , un jour , la compagnie de M. De Boisy, quelques soldats bridèrent, par son ordre, une des maisons d'un village près de Gisors.
4°. A Barneville-sur-mer , en Cotentin , lui et un nommé Trenchemont emmenèrent « une femme scandalisée vivante en lubricité, l'admenèrent par force en ung village prèz de là ; la quelle fut congnue charnellement par plusieurs de la compaignie , et spécialement par le frère du sieur De Fontenav et par Jehan De Thieuville sieur de Guéhébert. »
5°. « Y avoit vyron sept ou huit ans , estant serviteur honneste ou amoureux d'une damoiselle de Costentin , qu'il ne \ ouldroit nommer pour tous les biens de ce monde , pour luy faire service , il se retiroit souvent devers Jehan De Teuville qui luv faisoit compaignie. Dont Charles DesMonstiers , sieur de Touille, s'avança parler en deshonneur d'icelle damoiselle et des sieurs De Fontenay et De Thieuville. Dont advint que , en la maison et présence de la dicte damoiselle , Thieuville donna iinï soufflet au sieur Des Monstiers. La damoiselle dict à Thieuville, et par luv , manda à Fontenay que s'ilz ne la vengeoient de Des Monstiers , jà mais ne diroyt qu'ilz fussent gentilshommes. Dès lors Fontenay et Thieuville conspirèrent et machinèrent la mort de Des Monstiers, destinerez le tuer