‹ Histoire du priviláege de Saint-Romain (volume 2)Chapitre 67 sur 77 · Saint Paul tenant un sabre. — L'épée longue et droite est · texte numérisé non relu

Saint Paul tenant un sabre. — L'épée longue et droite est

regardée, dans Les images de ce saint, comme le symbole du glaive de la parole. Beaucoup d'artistes, peut-être, en mettant une épéc dans les mains de l'apôtre des nations , ne considérait-ut cette arme que comme l'instrument de sa décapitation. 5. Saint Pierre tenant de la main droite une petite croix et deux clés.

Arcade du pignon en retour. (PL IIe.)

(>. Figure représentant saint Eustaehc , à en juger par les deux petits groupes placés latéralement au pied de la base , et qui représentent les enfans de ce saint , emportés par des bétes féroces : épisode de sa légende . La base de cette statuelle parait moderne , comme celle de l'autre bout de la châsse.

DEUXIÈME FACE LATERALE.

Première arcade. ( Voyez , pour les détails , pi. IIe. )

7. L'apôtre saint Philippe, portant une légère croix à longue tige , et tenant un livre.

8. Saint Barthélémy, tenant également un livre et le couteau dont il fut écorché.

Arcade centrale et deuxième.

g. Le Christ couronné d'épines , revêtu de la robe et du manteau . — De la main gauche il supporte le globe du monde ; la droite , dont l'index et le médius sont étendus , est élevée , et dans l'action de bénir. C'est ainsi qu'on représentait J.-C. lorsqu'on lui dressait une image sous le titre de Saint-Sauveur.

Troisième arcade.

10. L'apôtre saint Jude-Thadée. — Ses attributs sont une lance et un livre.

1 1 . Saint Simon , tenant de ses deux mains une scie.

Arcade du pignon en retour.

12. Saint Etienne , portant dans chaque main une pierre en forme de pavé. — La serrure de la chasse est cachée au-dessous

de cette statuelle , dont la base mobile glisse au besoin dans une coulisse 1*3.

Les figures fondues du saint Romain , de la gargouille et du meurtrier, qui s'élèvent sur le faîte de la fierté, sont lourdes, molles, rondes de formes, modernes, comme nous l'avons dit, et paraissent dépendre des remaniemens de l'abbé de Saint-Gervais. Il est important de faire observer que , plusieurs figures ayant disparu de la châsse , on ne sait à quelle époque , on les a remplacées par d'autres , fondues sur des types de celles qui restaient encore. Ainsi l'apôtre saint Philippe , et l'anonyme tenant une palme , ont été coulés sur le modèle de saint Jude; ce qui fait trois statuelles qui ne diffèrent entre elles que par leurs attributs et quelques légers changemens dans le mouvement des têtes. Il en est de même du saint Simon , reproduit au moyen du saint André. Le saint Etienne est également fondu , mais sur un type qui ne se trouve nulle part. Il faut convenir , au reste , que ces substitutions sont d'autant moins sensibles qu'elles sont répandues sur différens points de la châsse , que l'œil ne peut embrasser en même tems. Excepté les figures fondues , toutes les autres se composent de légères feuilles de cuivre repoussées et admirablement travaillées au marteau .

Les anciens cabochons ou chatons de pâtes de verre coloré , sertis dans les filigranes , sont aujourd'hui réduits au nombre de vingt— sept ; ceux qui n'existent plus sont remplacés par des verroteries modernes.

Des rosaces à six feuilles , ornées de jolis fleurons sur fonds émaillés ( V. pi. II, A ), occupent les centres des ogives,

(') L'intérieur de la fierté recèle aujourd'hui un fragment du crâne de saint Romain , et un ossement assez volumineux de saint Hildevert , dont le corps repose sous le maître -autel de l'e'glise de Gournay. Les anciens titres que renfermait cette châsse en ont disparu dans les chances périlleuses qu'elle a courues dans la révolution ; ils sont maintenant suppléés par un procès - verbal rédigé sous le pontificat du cardinal Cambacérès.

et tout arrière— corps au fond des roses découpées des remplissages. Il en existait quatre, réduites maintenant à trois.

Quatre émaux plus petits, de forme circulaire , et renfermant des trèfles (/ '". pi. II, B) , décorent les quatre pignons. Ces diilerens émaux ont subi des transpositions fâcheuses.

On a supprimé , dans les gravures, des ornemens modernes et de goût bâtard , placés au-dessous des filigranes , à la pointe des ogives , intrusions mesquines qui détruisent la simplicité primitive des lignes ( V. pi. II, C ). On a cru devoir aussi restituer , dans les planches , les bouquets de feuillages qui s'élevaient au point culminant des pignons et des ogives , avant qu'on leur subtituât , en les détruisant , les armes parlantes de l'abbé Carré de Saint— Gervais. Ces armes consistent en une sorte de carré , ou plutôt de losange d'argent , en champ d'azur ; le tout d'une forme détestable {V. pi. II, D. )

L'échelle , comprise dans la première planche , n'a de rapport , dans la seconde , qu'avec la figure de la fierté , vue par un de ses bouts , et les statuelles désignées par des chiffres. Cette échelle est également étrangère au saint Romain et au meurtrier à genoux , dont on a cru pouvoir , sans scrupule , réduire un peu les dimensions , tant par rapport à l'intrusion de ces figures, que par la nécessité de ménager un certain espace dans le haut de la planche.

Nous ferons , pour conclure enfin, observer que tout ce qui remplace les anciens pinacles ou clochetons des contreforts est entièrement moderne , et se compose de pièces rapportées , du goût le plus misérable et le plus mesquin. La couverture de la châsse est évidemment ancienne , fort simple , et n'a d'autre ornement que des petites rosettes à doubles feuilles , régulièrement espacées, dont le centre est formé par la tète des dons qui fixent , sur le bois du bâtis , les feuilles de cuivre . dont la toiture est revêtue dans toutes ses projections.

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