‹ Histoire du Protectorat de Richard Cromwell et du rétablissement des StuartChapitre 40 sur 131 · P8 LIVRE I.-PÉTITIONS · texte numérisé non relu

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comme seule souveraine, ne supposant pas même l'existence d'une autre Chambre, et ne prononçant pas le nom du Protecteur. L'appui ne leur manqua point dans l'intérieur de la salle : « Je demande qu'ils soient admis, » dit Nevil; a ce sont d'honnêtes figures, d'anciens amis.» — a Je suis charmé, » ajouta le capitaine Baynes, « de « voir le peuple reprendre en affection ses représen- « tants. » Haslerig, Lambert, Scott, Ludlow voulaient qu'on leur adressât des rcmercîments ; mais la majorité ne s'y prêta point ; elle se montra même ferme et rude : « Parce que trois ou quatre personnes attendent à la « porte, » dit M. Disbrowe, « suspendrons-nous les o affaires dont nous sommes occupés? »— « Il y a de la « tyrannie dans la liberté comme ailleurs, » dit M. Swinfen; « je n'ai nulle envie d'encourager cette liberté qui « ne nous laisse, à nous, point de liberté. » Le 9 février, au lieu d'admettre les pétitionnaires, on chargea trois membres d'aller leur dire que la Chambre lirait leur adresse quand elle aurait terminé sa délibération. Le 15, la proposition de leur voter des remercîments fut rejetée par une majorité de cent voix. Le 16 avril, la Chambre leur fit répondre « qu'elle avait lu leur adresse, « qu'elle leur témoignait son mécontentement des « outrages qui s'y trouvaient contre les magistrats et « les ministres de la religion, et qu'elle leur ordonnait a de retourner chez eux, de vaquer à leurs affaires, et « de se soumettre aux lois et aux autorités de leur a pays. » Le temps n'était plus où la multitude, par sympathie ou par menace, régnait dans le Parlement,

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