‹ Histoire du Protectorat de Richard Cromwell et du rétablissement des StuartChapitre 48 sur 131 · AU CONSEIL GÉNÉRAL DES OFFICIERS · texte numérisé non relu

AU CONSEIL GÉNÉRAL DES OFFICIERS

Scott, Ludlow, Vane lui-même élevèrent des objections : « Prenez garde, » dirent-ils, « à ne pas vous aliéner tout « à fait les affections de l'armée; — N'allez pas ôter a Tépine du pied d'un autre pour la remettre dans votre « propre pied; — Il n'est jamais politique de témoigner « tant de méfiance à ceux à qui l'on est dans la nécessité « de se fier. » Scott parla plus clairement : « Disperser « vos officiers, » dit-il, « c'est réunir les Cavaliers. » Le secret de l'opposition des chefs républicains était là; effrayés du mouvement ascendant des royalistes, leurs alarmes révolutionnaires l'emportaient sur leur zèle pour l'indépendance du Parlement, et ils étaient entrés en intelligence secrète avec les chefs militaires, préférant les chances de ce joug à celles du retour de Charles Stuart. Mais la Chambre ne partageait ni leurs antipathies, ni leurs terreurs ; composée en majorité de presbytériens plus ou moins favorables au roi, et d'hommes nouveaux étrangers aux intérêts personnels des vieux partis, elle défendait son honneur et ses droits sans s'inquiéter des suites de sa résistance. Elle vota d'abord l'interdiction au Conseil général des officiers de se réunir sans l'autorisation du Protecteur et des deux Chambres du Parlement; puis, la déclaration que nul ne pourrait avoir un commandement dans l'armée ou dans la flotte s'il ne prenait l'engagement de ne jamais troubler la liberté des réunions des deux Chambres et de leurs débats; et elle ordonna que ces deux votes fussent immédiatement communiqués à l'autre Chambre pour demander son concours. Sa dignité, sinon sa sûreté,

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