‹ Histoire du Protectorat de Richard Cromwell et du rétablissement des StuartChapitre 70 sur 131 · DU PARTI ROYALISTE · texte numérisé non relu

DU PARTI ROYALISTE

hardi parle péril auquel il avait échappé devant la Haute Cour de Cromwell , était à la tête de tous les desseins, de toutes les démarches. Indépendamment de l'ancien comité chargé de ses affaires, Charles avait donné, à quelques-uns de ses plus zélés serviteurs, des pouvoirs pour traiter, en son nom, avec tous ceux de ses anciens adversaires qu'ils pourraient espérer de gagner, les régicides seuls exceptés. Par son active et habile correspondance, Hyde, investi alors de toute la confiance de son jeune maître, entretenait et dirigeait ce mouvement. Tout se préparait pour un soulèvement général dès que la discorde, prévue de tous, éclaterait entre les débris du Long Parlement et l'armée qui venait de le rétablir1.

Les royalistes pouvaient se flatter qu'ils n'auraient pas à attendre longtemps. Le i3 mai, huit jours à peine après que le Parlement fut rentré dans sa salle, dix-huit officiers, des plus considérables, Lambert à leur tête, se présentèrent à la porte, demandant à lui remettre, au nom de l'armée, une humble pétition. C'était le résumé, en quinze articles respectueusement, mais péremptoirement rédigés, de leurs idées et de leurs vœux, soit sur le gouvernement en général, soit sur les questions et les intérêts du moment. Ils réclamaient entre autres: 1° un acte d'amnistie qui mît à couvert de toute inquiétude tous ceux qui, à travers les vicissitudes du temps, avaient agi, commandé ou obéi, en quelque circon-r

1 Ciarendon, Hist. of theJlebell., 1. xvi, c. 22-27; — Siute-Papers, t. III, p. 459-490, passim.

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