LIVRE II.— PÉTITION DE L'ARMÉE
stance et de quelque façon que ce fût, depuis le 19 avril 1653, jour de l'expulsion du Long Parlement par Cromwell ; 2° la reconnaissance et l'acquittement de toutes les dettes contractées , depuis la même époque, pour le service de la République ; 3° une épuration sévère qui écartât de toute fonction publique quiconque n'avait pas donné des preuves d'attachement et de fidélité à la bonne vieille cause ; 4° le maintien d'un Sénat, composé d'hommes éprouvés, à côté de l'assemblée représentative élue par le peuple ; 5° le payement de toutes les dettes contractées soit par Son Altesse le dernier Protecteur, soit par son père, depuis le 15 décembre 1653, date de l'établissement du Protectorat; une dotation perpétuelle de 10,000 livres sterling de revenu, avec une habitation convenable, pour Richard Cromwell et ses descendants; plus, aussi pour lui, 10,000 livres sterling de pension viagère, et 8,000 livres pour sa respectable mère ; « afin « qu'il passe à la postérité un témoignage de la haute « estime dans laquelle cette nation tient les bons services « qu'elle a reçus de son père, notre illustre général. » Et pour faire acte de puissance, en même temps que pour donner à leurs principes et à leurs prétentions une sanction efficace, les officiers déclaraient en terminant : a Nous reconnaissons et nous proclamons le lord Charles o Fleetwood, maintenant lieutenant-général de l'armée, a comme général en chef de toutes les forces de terre de a cette République. » Ils imposaient ainsi, au Long Parlement restauré, les mêmes conditions que les meneurs de cette assemblée, dans leurs conférences préalables, et