PARTISANS DU DUC D'YORK
des plus fidèles royalistes écrivait à Charles lui-même1 : « J'ai reçu, des personnes au nom desquelles j'ai déjà « parlé à Votre Majesté, Tordre de lui exprimer leur « juste ressentiment du tort que lui font les agents du • « duc d'York, et de déclarer fermement à Votre Majesté « que, tout en honorant Son Altesse Royale comme le « meilleur de vos sujets, elles se croiraient coupables de « trahison si elles donnaient le moindre appui à ces « gens-là. » L'intrigue n'en continua pas moins; le duc de Buckingham s'y mêla : « Il fait tout ce qu'il peut, » écrivait-on à Hyde1, « pour donner meilleure opinion du « duc d'York que du roi. » Mais Hyde, en fidèle et habile conseiller, faisait tourner au profit du roi ces efforts pour lui nuire : « Je ne doute pas, » écrivait-il à Mordaunt8, en lui parlant des négociations ouvertes à Saint-Jean-de-Luz pour la paix des Pyrénées, « que les 0 papistes ne se remuent très-activement, et qu'ils n'es- « pèrent obtenir là de grands avantages ; si le père Tal- « bot est parti de Londres, comme le disent quelques « lettres, il est probablement allé là pour entraver le a traité de tout son pouvoir. Je voudrais que quelques- « uns de ceux à qui l'on a voulu donner, sur le compte a du roi, les plus fâcheuses impressions, eussent été « cachés derrière les tapisseries, et qu'ils eussent ena tendu avec quelle ardeur il a pris les résolutions qu'il « vous a exprimées;... ils le regarderaient certainement
i Le 7 mai 1659.
* Le 15 juillet 1059.
s Le 3 juillet 1G59.