‹ Histoire du Protectorat de Richard Cromwell et du rétablissement des StuartChapitre 92 sur 131 · LIVRE IL— PROJET · texte numérisé non relu

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« comme le meilleur Anglais et le meilleur protestant de « la nation; et tous ceux qui désirent voir l'Angleterre « heureuse mettraient, je l'espère, de côté toute autre a pensée que de le rétablir sur son trône, ce qui termia nerait bientôt tous les différends1. »

Signalées et combattues par la vigilance de Hyde, les menées des partisans du duc d'York n'eurent d'autre effet que d'établir, dès cette époque, entre les deux frères, une distinction profonde, d'attacher à Charles H, malgré leurs doutes, la masse des royalistes anglais, et d'exciter leur zèle en faveur de ce prince, seule garantie de l'intérêt national et protestant. Ils hésitaient cependant beaucoup à se soulever et à tenter de nouveau, contre la république, le sort des armes : « Les hommes les « plus sages, » écrivait-on à Hyde1, « sont très-réservés « dans leur jugement sur ce qui convient le mieux aux a intérêts du roi. Si son parti peut faire une manifesta- « tion sérieuse, on espère que nos ennemis se dispute- « ront à qui fera le premier sa paix; si le mouvement « est faible, on craint qu'il ne serve qu'à les rallier a entre eux; si nous restons immobiles, on imagine a qu'ils se ruineront eux-mêmes par leurs discordes. » Mais ces discordes de plus en plus vives et apparentes, les séditions qui grondaient dans les régiments même tenus en garnison à Londres comme les plus sûrs, les promesses de service des officiers disgraciés, en-

» Clarendon, State-PapeA, t. III, p. 462, 481, 512,525,552;— Bordeaux à Mazarin, 5 juin 1659 [Documents historiques, n° XLIV). * Le 21 juin 1659.

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