‹ Histoire du ProtectoratChapitre 14 sur 118 · DU PROTECTEUR · texte numérisé non relu

DU PROTECTEUR

' St

« coucher; à peine quelques planches. J’espère que ■ Votre Seigneurie voudra bien croire et assurer Son « Altesse que, si j’avais au inonde un moyen d’y pourvoir, « je ne viendrais pas, dans un moment si inopportun, « quand Son Altesse est déjà en proie à tant d’embarras, « l’importimer de la sorte. » Les difficultés de famille se joignaient aux embarras d’argent : Henri Cromwell, très-inquiet des informations qui lui arrivaient à Dublin, insistait fortement pour venir à Londres, plus préoccupé de sa propre anxiété que des méfiances et des complications que son arrivée y devait susciter. Thurloe et lord Faulconbridge lui-même s’efforçaient, bien qu’un peu timidement, de le détourner de ce dessein : « Je suis « sûr, B lui écrivait Thurloe*, « que votre présence à U la tête d’une bonne armée en Irlande a beaucoup c( contribué à notre salut ici, et rend bien plus difficile

a l’exécution des mauvais desseins Du reste, c’est à

U vous-même à décider Comment tout ceci finira,

a je n’en sais rien. Les obsèques de feu Son Altesse auront « lieu dans huit jours. Quand nous aurons traversé ce U jour-là, nous commencerons à nous occuper des affai- « res, si les troubles no commencent pas auparavant, a Alors reviendra la question de la convocation d’un a Parlement •. P

Thurloe avait raison de regarder les obsèques de Cromwell comme un jour d’épreuve; les factions excellent à exploiter les pompes populaires, et peu leur importe

• Le 16 novembre 1658.

• Tburloe, Ülatt-Paver), t. VII, p. 466, 510.

Diflitized by Googic

Page 1