AU PARLEMENT (DÉCEMBRE
cire, et qui restait toujours, à leurs yeux, le gouvernement légitime du pays. Tous les partis ont, de tous temps, ces réserves mentales au service de leur ftassion et de leur impuissance. Richard et son Conseil combattirent avec acharnement ces adversaires, les plus redoutés de tous : il ne servit de rien à Vane d’avoir la majorité à Hull et à Bristol ; les magistrats qui présidaient aux élections déclarèrent qu’elle appartenait à d’autres candidats ; et, sans la fermeté de l’un de ses amis qui le fit élire par un petit bourg du Hampshire, Vane n’eût |H)int pris place dans le Parlement. On fit le colonel Hutchinson sherilT de son comté pour l’empêcher d’être élu à Nottingham. Haslerig, Nevil, Scott, Bradshaw, Ludlow rencontrèrent la même résistance, mais ils en triomphèrent partout ; le gouvernement ne put écarter aucun de ses plus considérables ennemis. Il réussit mieux à faire élire en grand nombre ses partisans: Thurloe, vrai premier ministre du Protecteur, aussi bien pour le dedans que pour le dehors, était partout à la tête de ce travail; l’un de ses agents, M. Howard, catholique et frère du comte d’Arundel, se vanta, probablement avec quelque fanfaronnade, d’avoir, sur la seule recommandation du secrétaire d’État, fait envoyer vingt-quatre mcml)res au Parlement. Monk priait Thurloe de lui indiquer à quelles villes d’Angleterre appartenaient trois candidats qu’on lui avait demandé de faire élire en Écosse, et que les électeurs écossais hésitaient à nommer sans connaître au moins leur origine. L’Université de Cambridge et les trois bourgs de Wisbeck, Huntington et Tewkesbury se