DU LONG PARLEMENT RÉTABLI
cliision déjà prononcée contre tout membre resté étranger, depuis 1648, aux séances du Long Parlement; et il ne resta plus à Prynne lui-même qu’à protester avec éclat, en publiant un long récit de la nouvelle violence que ses amis et lui venaient de subir : « Pire et plus O oppressive guerre contre le Parlement, » dit-il, « que « ne lui en ont jamais fait le roi décapité et les Cava- « liers’. B
Mais c’était là une de ces violences faciles que des vainqueurs commettent impunément contre d’anciens vaincus, et qui ne retombent sur leurs auteurs que plus tard, quand le malheur les frappe à leur tour. Les chefs républicains, qui tentaient leur propre restauration, étaient, dès leurs premiers pas, en présence de rivaux plus redoutables et de plus graves périls.
Malgré leur défaite, au premier rang étaient les fils de Cromwell. On se débat toqjours pour ne pas tomber du rang suprême, même quand on n'ose et ne sait pas s’y maintenir. Richard, presque prisonnier et indolent dansWhitehall, ne laissait pas d’y garder des perspectives et des velléitée de Protecteur. Le Parlement chargea Haslcrig de lui porter l’ordre d’en sortir. Richard reçut, avec une hauteur pleine de dédain, et le message et le nessager. Il prêtait l’oreille aux instances des Cavaliers, 3n secret assidus autour de lui. Ils le pressaient d’écrire à son frère Henri, à Lockhart et à Montagne qui com-
' Parl.hisl., t. XXI, p. 372, 3Si :)98; — -Mistriss Hutchinson, Afrf. moires, dans ma CuUeelion, 1. II, p. 278; — Somers's Tracts, t. VJ p. 521-524; — Joumals oflhc h ofC., t. VII, p. C47.