LIVRE IL— SITUATION
ses officiers et de leurs équipages se montraient disposés à le suivre dans ses résolutions Le parti royaliste ne s’empressait point à profiter, pour faire explosion, de ces éléments de défection dans le camp ennemi. Point d’insurrection prématurée, ne rien tenter sans l’aveu formel et même sans la présence du roi, attendre les fautes et le décri du vieux pouvoir qui essayait de se relever, tel était l’avis du comité dirigeant à Londres, et la pente naturelle du parti lui-même, las de tant de douloureux et vains clTorts. Mais sous le voile de cette inertie générale, l’ao tivité renaissait dans le parti avec l’espérance; un grand nombre de royalistes, ou plus jeunes, ou ranimés par un long repos, ou récemment convertis, reprenaient leurs visites de campagne, leurs entrevues secrètes, formaient des plans, entraient en correspondance avec Charles ou ses conseillers, lui transmettaient des informations, lui demandaient des instructions, lui recrutaient des partisans. Les assurances de dévouement et les offres de service arrivaient à Bruxelles de toutes parts. Lord Falkland, le général Venables, M. Popham, M. Howe, sir George Bootli, une foule de gentilshommes importants dans leurs comtés se déclaraient prêts à agir. Des messagers dévoués allaient et venaient sans cesse d’Angleterre en Flandre, en Hollande, en France. Plus I inteUigent et plus entreprenant qu’aucun autre, le jeune frère du comte de Peterborough, John Mordaunt, en-
I Noble, Memoiri of Prottcloral hou$t, t. II, p. 333-373 i
Clarendon, Slale-Paftn, t. III, p. 488.
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