DU PARTI ROYALISTE
hardi par le péril auquel il avait échappé devant la Haute Cour de Cromwell , était à la tète de tous les desseins, de toutes les démarches. Indépendamment de l’ancien comité chargé de ses affaires, Charles avait donné , à quelques-uns de ses plus zélés serviteurs, des pouvoirs (tour traiter, en son nom, avec tous ceux de ses anciens adversaires qu’ils pourraient espérer de gagner, les régicides seuls exceptés. Par son active et habile correspondance, Hyde, investi alors de toute la confiance de son jeune maître, entretenait et dirigeait ce mouvement. Tout se préparait pour un soulèvement général dès que la discorde, prévue de tous, éclaterait entre les débris du Long Parlement et l’armée qui venait de le rétablir*.
Les royalistes pouvaient se fiatter qu’ils n’auraient pas à attendre longtemps. Le 13 mai, huit jours à peine après que le Parlement fut rentré dans sa salle, dix-huit officiers, des plus considérables, Lambert à leur tête, se présentèrent à la porte, demandant à lui remettre, au nom de l’armée, une humble pétition. C’était le résumé, en quinze articles respectueusement, mais péremptoirement rédigés, de leurs idées et de leurs vœux, soit sur le gouvernement en général, soit sur les questions et les intérêts du moment. Ils réclamaient entre autres: 1* un acte d’amnistie qui mit à couvert de toute inquiéhide tous ceux qui, à travers les vicissitudes du temps, avaient agi, commandé ou obéi, en quelque circon-
• ClareDdon, Hi$t. of lh4RettU., l. xti. o. S3-S7; — Slal0-Ptftn I. III, p. 4SS-490, pcutim.