‹ Histoire du ProtectoratChapitre 61 sur 118 · LIVRE IL— ÉTAT DES FINANCES · texte numérisé non relu

LIVRE IL— ÉTAT DES FINANCES

semaines après, Vane vint annoncer que, malgré ce vote, le déficit serait encore de 722,534 livres sterling. On eut recours à toutes sortes de ressources et de rigueurs. Les contributions indirectes, accise et douanes, furent toutes maintenues , quelques-unes même aggravées, et un comité spécial eut mission de recouvrer sévèrement l’arriéré. On réduisit la plupart des traitements. On retrancha, aux commissaires du grand sceau, les droits éventuels que leur valait leur charge et qui furent alloués au trésor public. On demanda à tous les officiers ministériels des cours de justice, à titre de prêt, l’avance d’une année des profits présumés de leurs offices. On rechercha minutieusement ce que pouvaient devoir encore les délinquants. Quand la Chambre eut reconnu que les 50,000 livres sterling mensuelles d’impôt direct qu’elle avait votées ne suffisaient pas, elle en vota 100,000. Elle était probe et courageuse; elle voulait résolûment payer les dettes de l’État, iwurvoir aux services publics, et surtout ôter à l’armée tout motif de plainte et de sédition. Mais tant d’efforts n’atteignaient pas le but; le mauvais vouloir des classes élevées, les désordres locaux, les tiraillements et les lenteurs de toute administration collective rendaient les votes de la Chambre peu efficaces; elle n’avait ni la tyrannie des gouvernements révolutionnaires, ni l’autorité des gouvernements réguliers. Les taxes directes rentraient mal; les fermiers des taxes indirectes demandaient à résilier leurs baux. On se mit en quête des plus modiques ressources : on fit faire l’inventaire des tableaux, meubles

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