LIVRE II.— LES FILS DE CROMWELL
amis lui demanda ce qu’elles contenaient pour qu’il en prit tant de soin : « Rien de moins , » dit Richard, o que a les vies et les fortunes de tout le bon peuple d’Angle- « terre. t> Les deux caisses étaient pleines des adresses qui, à son avènement, lui étaient venues de toutes parts, mettant à sa disposition les fortunes et les vies de toute la nation, dont son gouvernement faisait, disaient-elles, le salut. Par le conseil de Fleetwood, Richard, en quittant Whitehall, se retira à Hamptoncourt, pour attendre là que le Parlement eût définitivement réglé son sort. Peu de jours après, le 16 juillet, la Chambre décréta que la République se chargeait des dettes de la succession du lord général Cromwell, et que son fils aîné, Richard, était libéré et affranchi de toute poursuite à cet égard. Elle lui alloua de plus, y compris la valeur de sa fortune personnelle, un revenu annuel de 10,000 livres sterl., dont 5,000 en terres et transmissibles à ses héritiers ; et sur la foi de ces votes , Richard dut quitter Hamptoncourt, aussi bien que Whitehall'.
La retraite de Henri Cromwell fut moins disputée, sinon moins amère, et il y garda plus de dignité. Rappelé en Angleterre, le 7 juin, par le Parlement qui avait décidé que l’Irlande serait gouvernée par cinq commissaires, il renonça aussitôt, soit impuissance, soit de son plein gré, à toute machination royaliste , ne fit aucune
. Joumals of tht h. ofC., t.VII, p.655, 664, 704, 715, 790;— Pari. Uitt., t. XXI, p. 418, 430; — Ludlow, Mémoires, dans ma Collection, t. II, p.408; — Noble, Afamoir» of the Prolertoral house, t. I, p. 165-168, 179, 325-337; — Bordeatsx à ifosarip, 2 juin, 7 juillet 1609 {Documents tuslunoues, u* XXX Vil,.
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résistance à sir Ilardress Waller qui vint prendre possession du château de Dublin , et envoya, le 15 juin, au Parlement, son acte de souniission ; « J’adhère » , écrivit-il ', O au gouvernement actuel, quoique je ne puisse « lui promettre le dévouement que d’antres peuvent <1 honnêtement lui porter. Je crois que, dans votre ad- « ministration passée. Dieu a été souvent et qu’il pourra « être encore avec vous. J’espère que les hommes hono- « râbles qui viennent de reconnaître qu’ils avaient eu « tort, en 1653, d’interrompre vos séances, auront, de « leur faute, un sentiment assez vif pour ne la plus com-
« mettre Pour mon compte, j’avais bonne opinion,
O avant qu’il fût renversé, du système de gouvernement « auquel vous retournez maintenant. Cependant je « ne puis nier que la libre adhésion donnée par tant « d’hommes dignes, sages et consciencieux , au dernier « gouvernement qui plaçait le pouvoir aux mains d’un O seul homme, ne m’ait fait approuver aussi cette forme B d’administration publique. Mon père, en qui vous n’a- « vez pas cessé, j’espère, de voir un puissant instrument « de la liberté comme de la grandeur de ces nations, et « après lui, mon frère, ont été établis chefs de ce gouver- ■ nement; et le monde a vu, dans le retour à une autre a forme , un affront à mes parents les plus proches. B Aussi, je reconnais ma faiblesse, je ne puis digérer c soudainement de telles choses , et je ne suis point B propre à vous servir dans la construction de l’édiilce
t Le 15 juin IC5».