‹ Histoire du ProtectoratChapitre 7 sur 118 · PARTOUT RECONNU · texte numérisé non relu

PARTOUT RECONNU

cosse et d'Irlande exprimassent dans les mêmes termes leur dévouement; ils y réussissaient sans peine, et les officiers de la flotte se joignaient à eux sans hésiter. Ce succès si général et si incontesté, et qui étonnait les partisans mêmes de Richard, modifia promptement les impressions et l’attitude des puissances du continent : peu de jours après qu’il eut été proclamé, Richard envoya son maître des cérémonies, sir Olivier Fleming, annoncer aux ministres étrangers à Londres la mort de son père et son élévation au pouvoir. La cour de France prit le deuil; Rordeaux eut ordre de faire parvenir au nouveau Protecteur les assurances les plus amicales ; et même à Paris, Hazarin affecta de désapprouver la joie qu’inspirait à la cour la mort de Cromwell. Cardefias fit arriver, de Bruxelles à Londres, des paroles d’accommodement. A La Haye, Jean de Witt qui, depuis la paix de 1654, avait vécu en bons rapports avec Cromwell, et qui redoutait surtout en Europe le triomphe de l’Espagne, en Hollande celui des orangistes, témoigna hautement sa satisfaction de ce qui se passait si tranquiUement en Angleterre, et fit donner à Richard, par le résident anglais Downing, le conseil d’agir sur-le-champ en prince, en communiquant lui-même, par des lettres personnelles, à tous les souverains étrangers, la mort de son père et son propre avènement. Ricliard suivit ce conseil, et il eut bientôt à recevoir, en audience officielle, tous les n\inistrcs étrangers qui vinrent, avec plus ou moins d’empressement, lui présenter leurs nouvelles lettres de créance elles compliments de leurs maîtres. La reine Henriette-Marie, dans

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