‹ Histoire du ProtectoratChapitre 87 sur 118 · SE REND AUX PYHÉNÉES · texte numérisé non relu

SE REND AUX PYHÉNÉES

(I rité que celui que des sujets eussent fait le procès à « leur roi et l’eussent exécuté à mort, et que la Répu- « blique d’Angleterre s’établissant, c’était une puissance B à redouter pour tous ses voisins, puisque, sans exagé- « ration, elle serait cent fois plus considérable que n’était « celle des rois d’Angleterre. » Mais Mazarin qui, après tant d’épreuves, touchait au triomphe de sa politique, la Fronde et l’Espagne vaincues, la paix rétablie au dedans et au dehors, la royauté française élevée au-dessus de ses sujets rebelles, de ses rivaux, et en possession de l’ascendant européen, Mazarin était décidé à ne point SC laisser distraire de cette grande œuvre, et à écarter toute complication, toute entreprise qui eût pu en aggraver la difficulté ou en compromettre le succès. 11 était d’ailleurs, par prudence, sinon par respect du droit, peu enclin à intervenir dans les affaires intérieures des autres États, et son bon sens lui faisait penser que la république d’Angleterre tomberait probablement d’ellemême, tandis que, si des étrangers tentaient de la renverser, l’entreprise serait bien plus difficile que ne le prétendaient les royalistes anglais : « J’ai dit à don O Louis, écrivait-il', que je souhaiterais fort que les « choses fussent disposées en la manière que le roi a d’Angleterre croyait, et que si son rétablissement dé- B pendait d’un secours de quatre à cinq mille hommes, B je ne doutais pas que le roi Catholique ne les lui fit • fournir sans aucun délai, puisque la paix qui allait

' Le 16 ooTembre 1659.

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