LIVRE II.- RELATIONS
« être conclue le mettait en état de le faire sans en recc- « voir le moindre préjudice, et que je ne croyais [»as « que Sa Majesté Catholique voulût partager avec qui € que ce soit la gloire du rétablissement du roi d’Angle- 0 terre. » Il refusa de voir le roi lui-même; et lorsque le ministre de Charles à Madrid, sir Henri Bennett, essaya d’entrer inopinément chez le cardinal pour lui arracher une audience qu’il n’avait pu en obtenir, Mazarin lui fit péremptoirement fermer sa porte : « Je lui envoyai a dire par Besmeaux ‘ que je ne pouvais pas le recevoir, « ayant eu sujet d’appréhender qu’un procédé si extra- « ordinaire n’eût été concerté avec don I^ouis, afm de c donner à M. Lockhart quelque ombrage qui pût « causer du changement dans nos affaires avec la Bépu- « blique d’Angleterre*. »
Lockhart en effet était là en même temps que Charles II, toujours vigilant, adroit et fier, et bien mieux traité que le roi . Don Louis de Haro le recevait en audience avouée * et s’entretenait avec lui des moyens de rétablir la jiaix entre les deux États. Mazarin l’admettait dans son intimité familière, lui rendait de bons offices auprès des Espagnols, lui communiquait même quelques-unes des lettres qu’il recevait d’Angleterre sur la situation et les
» Le 30 août 1659.
• Clarendon, ifwt. of the Rc6eïL, l.xvi, c. 45-74; State-Papert, t. III, p. 560-562, 569, 572-573 ; — Lettres du cardinal M asarin sur les négociations pour le Traité des Pyrénées, I. I, p. 92, 151; t. II, p. 194,
199, 252; — Mémoires de Jacques 11, danama Collection, t.ll, p. 6;
L'abbé Montague au cardinal Maxarin, 28 septembre 1659, — Bordeaux à Afazartn. 29 septembre 1659 {Documents bistariques, n» LJ.
• Le 22 août 1659.