CONTRE LE PARLEMENT
les officiers, faisant même sa cour aux royalistes xaincus. I.ÆS soupçons pénétrèrent bientôt plus avant. Lambert était en correspondance avec les officiers généraux (pii étaient restés à Londres, Destwrough, Mason, Packer et plusieurs autres, influents dans le Conseil général de l’armée; on crut même savoir qu’il était venu secrètement pour se coneerter avec eux, on ignorait dans quel dessein. L’avis arriva qu’à Derby, parmi les officiers des régiments que Lambert avait emmenés contre Booth, lui conseil avait été tenu, (]ue cinquante d’entre eux y assistaient, que là, une pétition à la Chambre avait été résolue, et qu’une copie en avait été envoyée à Londres, à trois officiers chargés de la remettre au général Fleetwood qui devait, à son tour, la communiquer au Conseil général de l’armée , avant de la présenter au Parlement. Le 22 septembre, à l’ouverture de la séance, Haslerig, avec son âpreté ardente, entretint la Chambre de ces faits, demandant qu’ils fussent promptement éclaircis, et que Fleetwood, s’il avait la copie de la pétition, fût requis de l’apiwrter, le soir même, au parlement. Fleetwood vint le soir, raconta ce qu’on savait déjà, et remit à l’Orateur une pièce intitulée : « A l’au- « torité souveraine de ces nations, le Parlement de la « ilépublique d’Angleterre, humble pétition et propoa sitions des officiers sous les ordres de lord Lambert, « dans la récente expédition du Nord. » C’était le renouvellement des vœux déjà exprimés huit jours après la rentrée du parlement, par le Conseil général de l’armée, avec cette addition qu’en redemandant que Fleetwood