CONTRE LAMBERT ET L’ARMEE
le Parlement , déjà si mutilé , n’y avait mémo pas toutes ses forces; une nouvelle dissension s’opérait sourdement dans son sein. Plus souple que Haslerig, convaincu que la rupture du Parlement avec l’armée perdait la République, et voulant, à tout prix, la sauver, Vane s’était lié avec les of Aciers et leur prêtait son appui. C’est le propre des esprits subtils et chimériques de croire que le succès est toiqours possible et de le chercher tour à tour dans les combinaisons les plus contraires. Vane qui, au nom de l'intérêt de la République, avait déjà sacriOé le peuple aux sectaires, se laissa aller cette fois à sacrifier le Parlement aux soldats, prenant toujours plus bas ses appuis à mesure que sa cause était en plus grand déclin, et cherchant son salut même dans, l’abandon de ses principes et de ses amis
Fleetwood, selon l’ordre qu’il en avait reçu, communiqua , aux officiei’S réunis chez lui, les résolutions du Parlement. Plusieurs regrettaient sincèrement et tous affectèrent de regretter la démarche qui menaçait la Republique d’un si grand péril. R fut résolu qu’on n’insisterait pas sur la pétition des officiers de Lambert, et qu’on en rédigerait une autre, non-seulement plus modérée, mais qui ferait acte d’adhésion à l’autorité du Parlement et promettrait de le soutenir contre tous les perturbateurs de la République. On convint qu’un Conseil
> Ludlow, Mémoxrei, t. II, p. 525-5^8; — Mistrisi Hutcbiosou, Mémoires, dans ma t. Il, p. 289; — Baker, Chronicîe^
p. 711; — Whitelocke, p. 683 ; — Bordeaux düfaaann et à Brienne, 13 et 20 octobre 1650 Aùlonyues, n* LJV).