LIVRE I. CHAPITRE I
qu'il aimait le plus au monde, sa vocation et le sacerdoce, étaient du même coup en péril. Quelle place en effet pouvait lui rester dans un Ordre tout apostolique, parmi des hommes dont le principal ministère est d'enseigner, de confesser, d'annoncer la parole de Dieu? On comprend combien devaient lui peser ces pénibles problèmes. 11 les résolut à la manière des saints : ce Je me décidai, dit-il, à être Frère coadjuteur, plutôt que de laisser mon état de vie; et quant au sacerdoce, je gardai toujours présente dans mon cœur la pensée que Dieu malgré tout, daignerait m'y élever un jour. »
Ainsi se passa cette laborieuse année. Avant d'appeler son serviteur aux grandes choses qu'il lui réserve, Dieu commence par l'affermir dans l'humilité. C'est le fondement nécessaire, ce II veut nous établir si parfaitement dans la connaissance de notre faiblesse et de notre néant, comme l'écrira quelques années plus tard le P. de Clorivière devenu directeur des âmes, qu'il puisse dans la suite nous confier ses plus riches trésors, sans que nous songions jamais à nous les approprier par la vaine complaisance que nous pourrions y prendre. »
L'œuvre de formation s'avance : les collèges vont la continuer.