SES CAUSES, SES REMÈDES
Nous venons de voir comment tombaient les prêtres du Cœur de Jésus. Ceux qu'épargnait le fer étaient dignes des martyrs par leur courage et leur générosité.
Deux d'entre eux étaient cachés à Rouen; ils y demeurèrent tout le temps de la Révolution et y rendirent les plus grands services aux fidèles. L'un était un ancien chartreux, le P. Delange. 11 était à son monastère d'Orléans, lorsque la tempête éclata; la faiblesse de sa santé le sauva de la déportation. Il s'établit alors à Rouen, et se fit inscrire comme peintre sur les registres de Tétat-civil et, à la faveur de ce titre que son talent autorisait, il entrait sans éveiller de défiance dans les familles chrétiennes, et y portait avec les œuvres de son pinceau les secours et les consolations de son ministère. L'autre était un