CHAPITRE m
NOUVELLE APPROBATION - DIFFICULTÉS INTÉRIEURES DIRECTION DU P. DE CLORTVIÈRE.
Un mois après Tarrestation du P. de Clorivière, le 7 juin 1804, M. Portalis, au nom du conseil d'Etat, présentait à Napoléon un rapport sur différentes Associations, parmi lesquelles se trouvait celle du Cœur de Jésus. Le Ministre exposait assez exactement l'origine de cette Société, son état présent, son objet et les différentes approbations qu'elle avait reçues de l'évêque diocésain d'abord, et plus tard du Souverain Pontife. Il rendait hommage à ses membres qui ce se vouent, disait-il, à des pratiques sévères et à des vertus peut-être exagérées ; » mais, ajoutaitil, a ils ont annoncé le désir de se lier par des vœux perpétuels ; et cela est inconciliable avec nos lois. »
La Société du Cœur de Jésus était donc destinée à être proscrite. Cependant, chose assez extraordinaire! dans le projet d'arrêt annexé au Rapport et promulgué le 22 juin suivant, il n'en est fait aucune mention expresse. Un Mémoire du P. de Clorivière au Ministre des cultes, une lettre de l'Archevêque d'Aix, Mgr de Cicé, à M. Portalis, l'avaient peut-être fait éliminer. Les choses demeuraient dans leur