‹ Histoire du R.P. de Clorivière, de la Compagnie de JésusChapitre 236 sur 315 · Lettre du 7 mai 1816, à Af^c Bressand · texte numérisé non relu

Lettre du 7 mai 1816, à Af^c Bressand

2. En 1815, au retour de Napoléon de Pile d'Elbe, une reprise d'armes avait eu lieu, et 300 élèves du collège de Vannes, laissant leurs livres pour le mousquet, avaient pris part à Tinsurrection. Une de leurs premières victoires avait été gagnée sur les fédérés de Lorient, tout près de Sainte-Anne. L'année suivante, le 26 juillet, ces jeunes vainqueurs voulurent faire un pèlerinage de reconnaissance au sanctuaire de leur protectrice ; ils furent accompagnés de Mgr révoque, de M. le comte d*01onne, commandant du départe*

ces enthousiasmes juvéniles qui, sagement réglés, sont la source des grands dévouements et des inébranlables fidélités.

En 1816, il se fit deux nouvelles fondations. L'abandon du grand et du petit séminaire de Soissons, celui du collège d'Avignon à peine commencé, avaient mis un certain nombre de Pères à la disposition du P. de Clorivière. Cela lui permit de faire droit à quelques demandes.

L'évêque de Digne, Mgr MioUis, souhaitait \âvement établir un petit séminaire à Forcalquier et en confier la direction à la Compagnie. Les habitants de Forcalquier ne le désiraient pas moins; d'un commun accord, des propositions furent faites au P. de Clorivière. Un ancien couvent de la Visitation, appartenant à la ville et alors occupé par un poste de gendarmerie, mais qu'il était facile de dégager, se prétait très bien à la destination qu'on avait en vue ; il était assez vaste pour contenir sans peine 300 élèves. La ville s'offrit à le louer aux Pères, et annonçait même l'intention de leur passer un acte de donation pleine et entière, dès qu'ils seraient légalement reconnus. D'autres villes plus considérables élevaient à ce moment-là même des prétentions qui paraissaient mieux justifiées; toutefois le P. de Clorivière

ment, de M. de Margadei^ chef d'escadron de gendarmerie, qui avait commandé les royalistes au combat de Sainte-Anne, de plusieurs autres oflQciers et hauts personnages de la région. — Sotes pour servir à Vhisioire de la maison Sainte-Anne. — M. A. Rio a raconté avec intérêt et entrain cette campagne chevaleresque, dans laquelle il fut acteur et témoin. La petite chouannct*ie, ou histoire d'un collège breton sous VEmpire, — Paris, Olivier Fulgence, 1842.

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