‹ Histoire du R.P. de Clorivière, de la Compagnie de JésusChapitre 274 sur 315 · LIVRE VI. CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

LIVRE VI. CHAPITRE VII

calme à une activité suffisante pour la place proposée; il parle peu et bien ; il a de l'afTabilité et des manières engageantes, beaucoup d'instruction théologique et autre. Sa santé passerait pour très bonne, même dans un homme de 50 ans, n'ayant d'autre infirmité que de trembler uif peu des mains. A notre passage à Amiens, le P. Sellier qui, malgré son caractère ardent que l'ftge et sa grande vertu calment tous les jours, est de ceux que je connais, celui qui, avec les PP. Gloriot, Druilbet, Gury et Brenot, approche le plus de l'esprit de la Compagnie , disait au P. Folloppe que le P. Simpson lui paraissait devoir être un bon Provincial et qu'il le désirait. »

Cependant le P. de Grivel pensait que, tout en déchargeant le P. de Clorivière du fardeau de l'autorité et du souci des affaires, il serait à propos de lui laisser le titre de Provincial, « non pas qu'il ait le moindre désir d'ambition ou de domination, U est trop saint pour cela... mais il jouit en France d'une grande estime, bien méritée. On est accoutumé à le voir à notre tête : un changement ferait sensation; son nom, sa sainteté, sa science sont un guide pour la Société naissante ei) France'. »

Quand cette lettre partit pour Polotsk, le message qui portait la décision du P. Général était depuis deux semaines en route pour Paris. Il y arriva lo 15 janvier 1818. Le P. Simpson était nommé a. successeur du P. de Clorivière avec les mêmes pouvoirs, c'est-à-dire avec les pouvoirs ordinaires que les constitutions accordent aux Provinciaux, l'état actuel

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