‹ Histoire du R.P. de Clorivière, de la Compagnie de JésusChapitre 295 sur 315 · LIVRE VI, CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

LIVRE VI, CHAPITRE VIII

insensible à ces témoignages de filiale gratitude ; il les récompensa par de nouveaux bienfaits, lesquels à leur tour amenèrent une nouvelle effusion de reconnaissance dans les Considérations dont nous venons de parler. Et pour montrer que cette vénération survécut longtemps au premier deuil de la mort, et avait ses racines dans le plus profond de T&me, le second de ces écrits porte la date du 25 juillet 1839.

Ailleurs, la dévotion au P. de Clorivière prit une forme, qui serait indiscrète et téméraire si elle n'était excusée par la bonne foi, et si d'ailleurs ceux qui s'en servaient pour aider leur piété n'avaient entendu ne prévenir en rien le jugement de l'Eglise.

Les Litanies dit Vénérable Père Pierre-Joseph Picot de Clorivière, restaurateur de la Compagnie de Jésus en France, en même temps qu'elles sont une prière très affectueuse et très touchante, sont aussi un magnifique panégyrique et un brillant résumé de toute la vie du serviteur de Dieu. Ses principales vertus y sont tour à tour rappelées et célébrées ; mais ce qui brille au premier rang, c'est ce qui a fait l'âme de toutes ses œuvres, le ^ut suprême de toute sa vie ; l'amour de Jésus et de Marie, la glorification des Cœurs sacrés de Jésus et de Marie.

L'oraison qui termine ces Litanies sera la conclusion naturelle de cet ouvrage; puisse-t elle recevoir en nous son entier accomplissement !

« 0 Dieu, qui par un effet de votre adorable Providence, avez suscité le vénérable Pierre- Joseph afin de rallumer dans les âmes le feu de la charité qui s'éteignait de jour en jour, donnez-nous la grâce

d'imiter à son exemple et avec son secours les Cœurs sacrés de Jésus et de Marie, de compatir à leurs souffrances, de partager leurs opprobres, et de mériter enfin de nous réjouir avec lui dans le ciel. Ainsi soiJb-il. »

APPE>DICE

GÉHÉALOGIE DU P. DE CLORIVIËRB

■ Hicbel-Jalien Picot, écnyer, aieur de CloBriviére, ensemble François-Louis Picot, ëcuyer, sieur de Beauchéne, et Michel Picot, écnyer, sieur de Préméail, tous cousins, demeurant à Saînl-Malo. et dont les en&nts lont reconnus pour être inconteslablejneni aux droits du partage noble, prouTent non senlement leur noblesse actuelle par les charges dont leurs pères ont été respective me ni revëtusi mais même une ancienneté de lignée, par des titre» ;iutlieulîques qui leur donnent pour huitième aïeul commun :

Olivier Picot, nommé dans deux rAles des montres et revues générales des nobles et sujets aux armes de l'Archidiaconé de Diiian, faite en cette ville le 15 juin 1477... » Olivier Picot hnbiluit la paraisse de Paramé, ou du moins y avait des propriétés.

Son flls, Pierre Picot, demeurait i Saint-Halo; il servail ù la garde de cette ville, aiasi qu'on l'apprend par le RAle de l'Archidlaconé de Dinan, fait en 1461, ■ Pierre Picot, bonne brigandine, salnde, hocqueton, épée, d^ue, arbalestre, garnie de bons traits cl un bon cheval. * Il possédait à Paramé la maison noble de la Briantaie.

Un des enfants de Pierre Picot, Alain, est en 1530 chanoine de Saint-Malo, et recteur des paroisses de Houballay, de Saint-I'ùre l'I de Pleumangat.

3« degré. Pierre Picot eut pour successeur Etienne Picot, soQ fils aîné.

4« degré. Guillaume Picot, fils aîné d'Etienne Picot ; il se marii deux fois, et eut 14 enfants... Tun d'eux, Servan, acquit le lien et la maison de Saint-Buc, situés dans les paroisses de Pleartuit et de LangroUai.

5« degré. Alain Picot, né le 6 octobre 1530, troisième fils de Guillaume Picot et du premier lit.

6^ degré. Michel Picot, fils aîné du précédent, né le 30 mai 1556.

7« degré. Michel Picot, fils aîné du précédent; il laissa trots enfants, dont 1<> Michel Picot, sieur de Glosrivière l'aîné; ^ Etienne Picot, tige des sieurs de Préménil.

ge degré, c Noble homme Michel Picot, troisième du nom, sieor de Glosrivière, né le 16 février 1620, fut marié le 5 octobre 1648, avec Marie Joliff, dame des Fontaines, et eut trois fils : i^ Pierre Picot qui suit ; 2» Michel Picot, dont descend le sieur de Beaucbesne, et 3» Etienne Picot, sieur de Laumais.

9« degré, a Noble homme Pierre Picot, deuxième du nom, sieur de Glosrivière, était né le 25 juillet 1650. It fut d'abord écuyer de la grande écurie du Roi, et le 29 mai 1692, il se fit pourvoir d'un office de conseiller secrétaire du Roi, audiencier en la Ghancellerie de Bretagne, dont il prêta le serment le 25 juin suivant, et dans l'exercice duquel il est mort au commencement de l'année 1710.

« De son mariage, accordé le 11 mars 1692, avec Julienne Eon,filie de noble homme Julien Eon, sieur de la Villebague et de Marie Porrée sont restés entr'autres enfants : l® Michel-Julien Picot qui suit; 2<> Julien-Etienne-Marie Picot, écuyer, sieur du Bue, né en 1696, et 3o Demoiselle Marie Picot, qui a épousé, le 4 janvier 1715, Louis Mascranni, marquis de Paroy en Ghampagne, seigneur d'Hermer, de Pervol, de Villers-sous-Saint-Leu, etc., ci-de?ant Président au Grand-Conseil.

10® degré. « Michel-Julien Picot, sieur de Glosrivière, est né le 19 avril 1695. Il a été marié, par contrat du 2 août 1732, avec

Demoiselle Thérèse Tniblet àe Nermont, fille de Joseph Trubltl, écoyer, sieur de NermoDl, et de dame Hélène Tniblet, et de ce mariage il a pour enfants :

lie de^. 1° I Hiehel-AIain Picot, éeuyer, aé le i8 juillet ilZi- ^ PierreJoteph Picot de /féAfrtac, ëcuyer, né le 29 juin 1735; 3° Demoùelle Jean ne-Rose-MIch elle Picot de Clorivîére; 4-' De moisell« Thérèse Picot de Saint-Bucq, et 5° Demoiselle Harie Picot de Kéhëriac. >

Armoriai général ou Registres de la nobleate de France, par D'HoziER. Paris, 1742. Registre 2°, 2« part.

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