‹ Histoire du R.P. de Clorivière, de la Compagnie de JésusChapitre 294 sur 315 · LIVRE VI. CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

LIVRE VI. CHAPITRE VIII

tard celle de Notre-Dame-des- Victoires à Paris, achevèrent de donner raison au P. de Clorivière^

Cette opinion de sainteté dont jouissait le serviteur de Dieu ne fit que grandir après sa mort. Cependant il n'a été conservé, que nous sachions , aucune attes* tation juridique et en forme, de grâces miraculeuses obtenues par son suffrage ; mais le bruit commun fut qu'il fallait lui en attribuer plusieurs, si nous en croyons le témoignage d'un homme, qui était alors novice et qui, plus tard, infidèle à sa vocation, tourna contre la Compagnie une plume calomnieuse et vénale. Dans un triste pamphlet, où il passe en revue quelques-uns des Jésuites de cette époque, Martial Marcet trace aussi la physionomie du P. de Clorivière. Ses couleurs sont relativement modérées* H rappelle, et confirme en le rappelant, ce qui était su de tous : que le P. de Clorivière avait « le pressentiment assuré qu'il relèverait lui-même de ses ruines :» la Compagnie de Jésus; puis, parlant de sa mort dont il avait entendu l'admirable récit : <k Les Jésuites, dit-il, le vénèrent comme un saint; et l'on assure qu'il a opéré des miracles qui le feront canoniser après sa mort^. d

Nous ignorons s'il entre dans les desseins de Dieu

i. Cf, ihid,, ch. vu et vni.

2. Après avoir servi les haines des ennemis de la Compagnie et les siennes propres,. Martial Marcet^ qui signait pompeusement Martial Marcet de la Roche-Arnaud, eut honte à la fin de son misérable r61e et il désavoua publiquement ses livres publiés contre les Jésuites, en 1827^ 1828 et 1829, « comme les fruits honteux d'une vengeance pleine d'impostures. » Mémoires à consulter sur le rét<iblis8ement des Jésuites en France, par M. Martial Marcet de la Roche- Arnaud. Paris, Laisné, 1845.

de faire décerner à son serviteur les honneurs des autels et du culte public; heureux serions-nous si ces pages avaient le privilège d'exciter en quelques Ames une confiance plus grande en son intercession, et de les aider à obtenir par son moyen quelques-unes de ces faveurs merveilleuses sur lesquelles il est permis d'appuyer un procès de béatification.

La puissance des amis de Dieu n'éclate pas seulement dans les œuvres extérieures; en dehors de ces miracles qui frappent les sens et qui seuls peuvent entrer dans une enquête juridique, il en est d'autres qui, pour échapper à la constatation des hommes, n'en sont pas moins réels ni moins grands. Nous avons sous les yeux Y Eloge du P. de Clori" vière et une suite de considérations sous ce titre : Le Vénérable Père Pierre - Joseph Picot de Clorivière, image fidèle du Coeur Sa^ré de JésuSj présenté à Vimitation de ses enfants. Ces deux écrits sont sortis de la plume, ou plutôt du cœur môme de l'un de ceux qui avaient fait partie de la Société du Cœur de Jésus. Ce n'est pas seulement un fils qui veut célébrer les louanges et les vertus de son père; c'est surtout un obligé qui cède au mouvement de sa reconnaissance et qui exalte son bienfaiteur.

ce 0 Vénérable Père de Clorivière, dit l'auteur anonyme en terminant le premier écrit, je vous offre cet éloge comme une preuve de la vénération que j'ai pour vous, et de la reconnaissance que j'éprouve au souvenir des gr&ces extraordinaires que vous m'avez obtenues. » Le Vénéi^able Père ne se montra pas

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