‹ Histoire du R.P. de Clorivière, de la Compagnie de JésusChapitre 30 sur 315 · LIVRE I. CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE I. CHAPITRE III

les recueillir ou à les aider. C'est alors que le P. Bertliier fut appelé à Thonneur de diriger les études des enfants de France et fut nommé bibliothécaire du Roi. D'autres se retirèrent dans leurs familles; quelques-uns obtinrent de passer dans des Provinces étrangères, et on en vit aller jusqu'en Pologne mettre à Tabri leur vocation. Dans les Lettres annuelles de la Grande Pologne, on peut lire le nom d'un religieux, jeune alors, que la Providence destinait à continuer et à compléter l'œuvre de restauration de la Compagnie en France, commencée par celui dont nous écrivons la vie : c'était le F. Louis Sionest, plus tard, car lui aussi viendra demander un asile à la Province d'Angleterre, le P. Louis Simpson, premier successeur du P. de Clorivière. D'autres, et le plus grand nombre peutêtre, offrirent leur concours au clergé séculier et partagèrent avec lui les soins du ministère des âmes. Ils sont confesseurs dans les hôpitaux, chapelains dans les communautés religieuses, vicaires dans lesparoisses^

Les Parlements ont accompli leur œuvre. Les Jésuites sont dispersés, privés de leurs chaires d'enseignement, dépouillés de leurs biens. Il se fait un moment de silence et de cahrfe autour d'eux : la persécution renaîtra bientôt.

1. e M. Thiébaud me marque, écrit le F. de Clorivière, qu'il a un vicariat de village. Il prêche, confesse, porte les sacrements^ baptise, enterre, chante des messes, des vêpres, etc. Vingt-cinq écus par an et la table du curé sont sa fortune. Il vit avec cela très content. Sa mission en vaut bien une autre... L'endroit où il est vicaire s'appelle Vittancourt. Vous pensez bien qu'il n'a pour cela changé d'état, t) Lettre du 19 avril 1763.

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