‹ Histoire du R.P. de Clorivière, de la Compagnie de JésusChapitre 29 sur 315 · Lettre du P. Levermé au même, 24 janvier · texte numérisé non relu

Lettre du P. Levermé au même, 24 janvier

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leurs demeures et se pourvoir d'un asile. On .vit se renouveler alors les mômes exemples de charité qui iivuientéclatéaprès l'expulsion du 1" avril. De grands Migneurs, des prélats et parmi tous les autres, l'Illustre et généreux archevêque de Paris, Christophe ilr Heaumont, des ecclésiastiques en grand nombre, sciiipressèrent d'ouvrir leurs portes aux persécutés; I;i ramiile royale elle-même qui n'avait cessé, dans IIS longues et cruelles épreuves, de leur témoigner fcs plus vives sympathies', ne fut pas la dernière à

I . Ces faiU sont connus : ta Heine, le Dauphin, la Dauphine, roére il<' Louis XVI, Mesdames Louise, Adélaïde, Victoire, filles de l,<ju|.^ XV, étaient tous profondëment attachés à la Compagnie de .ti'-^u.''. et ne négligèrent rien pour obtenir du faible monarque qu'il In iléfendit contre le Parlement. Ces marques d'intérêt touchaient \Kiinent le P. Général, et dans chacune de ses réponses auï coi^rcsseurs de la Cour, il avait soin de les chaîner pour l'auguste riinjillâ de l'expression de sa reconnaissance. Rien n'est louchant i' >riin)e la joie et la simplicité arec lesquelles étaient accueillis ces tii' -s.nges. a Je me suis empressé, écrivait le P. de Beauvais, de injuriiuniquer à Madame Louise ce dont Votre Paternité m'avait < li:ii-^i> pour elle dans sa lettre du 14 janvier. Je ne saurais vous dire ;ni[- cjuel respect sincère, quelle vive eipresaion de joie, quel tendre s''i>iinienl de reconnaissance, elle a reçu cette attestation écrite de "OU amour et de son dévouement pour notre Compagnie... Elle a liiulu que je lui rende compte en détail de tout ce qui la concerne ilaiH la lettre de Votre Paternité; bien plus, elle a exigé que Je lui en ■.'l'^'^i.- la traduction en français. J'ai dû me rendre à ses ordres. Aliij'> elle a lu et relu ces lijînes, avec des protestations multipliées il<' ■<:\ gi-alilude; puis elle les a mises parmi ses papiers les plus iniiiiir's, assurant qu'elle les garderait comme un de ses plus précieux lii'Mii's. Elle m'a chargé d'informer de tout cela Votre Paternité, et (II' lui demander en son nom de prier elle-même, et de faire prier (iaijs toute In Compagnie, pour le Roi, la Reine, le Dauphin et toute l[i famille royale, et elle a terminé en promettant de nous garder jusqu'au dernier soupir le même attachement, la même bienveillance el 1j même protection. » Lelh-e au P. Général, février 1761.

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