‹ Histoire du règne de Charlesquint en BelgiqueChapitre 22 sur 44 · II · texte numérisé non relu

II

1 Lettre de Marie de Hongrie à l'empereur, du 25 mai 4536. M. Gachari». Anal hisl,, I. c, V, 2M. — George de Pernes, qui lui apporta la nouvelle de cet événement, reçut une gratification de 425 livres. Compte de la recette générale (n° 2342).

* Lettre du 25 mai, précitée. — « Il est à espérer, disait-elle dans une autre lettre adressée à Ferdinand, si espoir l'on doit avoir à tels actes, que quand il

SIÈGE DE PÉKOiNNE

enlevé un puissant allié à la France, et celle-ci se trouvait seule en présence d'un ennemi profondément irrité. Mais elle trouva ailleurs de terribles auxiliaires. Marseille et Arles, secondées par la famine et par la dyssenterie \ la sauvèrent au midi, pendant que Péronne la sauvait au nord. Le \ I septembre, Charles- Quint dut lever le siège de Marseille, et ramena en Italie son armée réduite de moitié, complètement démoralisée, heureuse de n'être point poursuivie par les Français, tandis que ceux-ci s'étonnaient d une retraite qui leur paraissait être un stratagème, pour les engager à livrer bataille2.

Marie de Hongrie, obéissant aux ordres de son frère, avait mis les Pays-Bas en état de défen.-e, et s'était préparée à la guerre. Le 2 mars, Charles -Quint lui avait envoyé le seigneur de la Thieuloye, Charles de Bernimicourt, pour presser les armements, car il prévoyait, disait-il, que le roi de France ne se désisterait pas de ses prétentions et « voudroit traiter ayant la force en main. » Il avait engagé la reine à stimuler le zèle des nobles de ces provinces, « a les induire à mectre le tout pour le tout. » — « J'espère, ajoutait-il, donner tant affaire à l'ennemy, qu'il sera impuissant contre les Pays-Bas; et s'il vouloit mettre ses forces de ce costé, je les secourrai. Mais il importe de prévenir toutes éventualités; délaisser la

sera las de celle-ci, il trouvera quelque occasion pour s'en faire quille. Je crois que les femmes ne se conlenteroienl guère si telles coutumes vinssent en train , et a bonne cause). Combien que n ay encore de me mettre en ce dangier, pour estre de genre féminin, prieray avec les aulres qu'il nous en veuille bien garder. » Staatspapiere.

• Voir a ce sujet une lettre de Charles-^uint au comte de Nassau, du H sepfc?mbre 1536. Corresponde» z, II, 248.

• « Lettre privée, • précitée. — Martin l)v I'kllay attribue l'inactivité de François Irr, dans cette circonstance, aux craintes qu'avait inspirées l'expédition du comte de Nassau.

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