PAU ITBG U FRANCE. HT
nllier iqirès nae d^ite. Ce D'ébtît p»s là uo (va uIgmI. L'inbDterie firançaiw, composée des milices du pays, réuni* 0D loate faite et preaqne aussilAL licenciée, était, ainsi qae la noblesse îttdépendaote qai romiùt ia cavalerie, aossi ÏBilQcile iDX régies miUliffes. Les rades épreuves, epû avaient utdorci lo corps et l'kmt des Espagnols, av^eal dUUi lews eDDemis, iotrodoU la divisioa dans leurs, cousais et relftehé leur discipline. Goos^vo surveillait sa adversaires et, eu attendaat l'heure oà ceax-ct, Êitigaéa, découragés, ponraieet être snrpns, il réunissait tontes ses fiirces pour portw un coup décisif qui mit fin aux bosti* tités. TeHe fui l'hisloitre de ces campagnes uémorableB qui fisirenc par les brilbalea victoires de Cérigaole et du Garigliano.
Dans cet examea de la carrière d* Gonsalve, nous ue devoBS pas oublier sa conduite politique envers les Italietts, si différeste de l'insonciaBee et de l'insolence des tVançaia; il eiDpl(^a les offieiers italiens, utilisa leurs coonùssancçs Npàieures, leur témoigna une grande déférence et lear confia les missious les plus importantes *. Loin de se reo* fermer dans cette réserve qu'on afiecte habimdiemeot vis* ^vis d'âraugers,. il se moaira exempt de tous ka pr^ogés nationaux et les regarda comme des frères d'armes» fiùsaal canse commeoe avec lui. Lorsqœ les Italiens se reacontoârent avac les Français, seas les murs de Barletta, dans ea toorooi auquel la Dation entière attachait tant d'impôt-
' Fumi on offioien m fiùgucut remarquer » pMoiiei aag^Smft «I Tabnzio CalonnA, soaTe&t oiUs d&iiB cette histoire; ce dernier avait lorttmt nue liaut« r^ntation militaire, comme le prouve ce Sût que Mad^< vd Iv prit potB priBBipBl întarkxntem 4ub sa Diakgm» ttr Fart Ja te
318 nËGNB DE PBHDIHAND ET d'ISABELLE.
tance, parce qa'il devail venger son hooDeur offensé, le GraDd Capitaine leur donna son appai, leur roarnit des armes, un champ de bataille, et parut anssi fier qu'euxmêmes de leur triomphe ; ces attentions délicates coâtent moins que des bienfaits réels^ mais ont plus de valeur aux yeux de l'homme d'honuenr. Goiisalve se concilia la bienveillance des divers États de la péninsule, en leur rendant de grands services; il défendit bravement les possessions vénitiennes dans le Levant, débarrassa les Romains des pirates d'Oslie, et rénssit , malgré les excès de sa soldatesque, k captiver à un tel point les volages Napolitains, par ses manières affables et sa magnificence, qu'il parut effacer chez eux tout souvenir du dernier et du plus populaire de leurs princes, l'inrortuné Frédéric.
Éloigné de l'Espagne, le Grand Capitaine tira un heureux parti d'une circonstance qui devait, en apparence, le décourager. Ses soldats, séparés de leur pays par la mer et par des montagnes infranchissables qui leur coupaient toute retraite, n'eurent plus d'autre alternative que de vaincre on de mourir. Restant longtemps en campagne, sans rentrer dans leurs foyers, ils acquirent les qualités d'une armée permanente; d'un autre côté, servant constamment sous la bannière du même chef, ils se ramiliarisèrent avec une tactique uniforme, et se formèrent mieux qu'ils n'aunûent jamais pu le faire sous divers commandants, même tous habiles. C'est ainsi que les troupes espagnoles se façonnèrent peu k peu de la manière déterminée par la volonté de leur illustre général.
Si nous considérons les forces dont disposait Gonsalve, elles nous paraissent si faibles, surtout lorsque nous les comparons aux gigantesques préparatiEs des guerres ultérieures,
PAIX AVEC U FRANCS. 3ia
que nous sommes disposé à nous faire noe idée inexacte de la grandear de la latte. Mais attachoDS-Dons aax résaltats pour mieux jager; nous verrons le royaume de Naplea conqais, les meilleurs généraux de la France défaits, les pins belles armées détruites ; une innovation importante effectuée dans la science militaire; l'an des mines, sinon inventé, du moÏDS porté à un degré de perfection nouveau; une reflue radicale îatrodaïte dans les armes et dans la discipline du soldat espagnol ; enfin, l'organisation complète de cette infanterie, qu'un écrivain français déclare irrésistible dans l'attaqae, invincible dans ta résistance, et qui promena, pendant plus d'un siècle, dans toute l'Europe, les bannières victorieases de l'Espagne.
TABIE DESUTIMESDC IBOISlilfE TOLtnE.
BinXlÈMK PASTIB.
Bxtonjov Ml euxuH nu ra nuo.
L'EoTopsà lafindnzVBiècIo. 8
Belatiaiu plot intùneg entre 1m Ëtftto 10
La politique itatienne. 12
Frétentioiu de Charles TIH sot le loynome de Naplea. ... 16
gVaiU de Baiçelone, 19
ZsTasion frenfake À JSafie». , , Bl
HéccmtenteTaentdeÏMdîaMid M
lactiqne et traapes des difKTentM nfttiqiLS. ......... .M
ftépustib de l'iEspag^e. .,......., SI
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CHAFTFBE tl.
EXrULBIOB BBS FKUrçUS SB BATLES.
Candiote .impolitiqqe ^ Çh&Hea.YlIl.. 97
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GoDfla^'re ,dB CQtdone^ ^ il
Ses biiUqitea q^ali^éa., .. ..■.%-.•.••. ià.
SB TABLB DES HATltRES.
Son èlJTation an comnumdement en lUlie M
Bataille de Seminus 46
Succès de Oonulve SI
Albibliuement des FrAnjaiB 6S
Oongalve SDTnommJ le Grand Capitaine 66
Eipnlnon des Françus de lltalie 58
CHAPrntEUI.
FAIX ATXG LL rï&XCl.
Entrée de QonsaI?B dans les Étata-Bonuùna 6S
Fmed'Oatie 64
Béception du Gnnd Capitaine a Borne id.
Baiz avec la France 66
Bépntation Mqnise à Ferdinand par sa oondoite dans la goem. . 68
Organisation d'une milioe nationale eu Espagne 70
CHAPintE IV.
LA FUnUS BOYAU DX C&STILLE.
La famille lojale de CastiUe 73
Alliances aTM la fiunille de Portugal et la maison d'Autriobe. . . 73
Ibriage du prince Jean avec l£N^;uerit« d'Autriche 79
Uort dn prince 88
Sésignation de In reine 83
Indépendance des oortèa d'Aragon 85
Ufoit de l'infiuite Isabelle 87
BeoonnaÎBSance de son fils nonrean-né, don Hignel, comme héritier
de la couronne 86