‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 106 sur 636 · LIV. I. CH. LI. LE ROI RÉSOUT DE RELIER ENTRE ELLES LES · texte numérisé non relu

LIV. I. CH. LI. LE ROI RÉSOUT DE RELIER ENTRE ELLES LES

chemin d’en bas qui régnait de Martin-Église au Polet, et passait par Étran et Notre-Dame de Bonne-Nouvelle, était trop étroit pour les troupes, surtout pour la cavalerie, et ne donnait entrée que dans un terrain couvert la moitié du temps par les eaux de la mer.

Une autre route pratiquée en dehors du rayon des collines qui se prolongent d’Arques à Dieppe, et ouverte à travers les campagnes voisines, menait au Polet : c'était celle qui partait de la ville d’'Eu et de Criel. Mais l’armée qui prenait ce chemin au lieu de suivre la route de Neuïchâtel, se condamnait à un détour de àix-huit lieues.

Les deux routes ne donnaient d’accès qu’au Polet : elles n'étaient donc pour les communications du dehors avec Dieppe que des voies secondaires et indirectes. Les routes ordinaires, les routes que le commerce et les armées suivaientseules habituellement, comme conduisant seules à la porte et aux murailles de Dieppe, étaient celles qu’on trouvait au sommet et au pied des collines de gauche, et particulièrement la dernière, établie sur la chaussée d’'Arques.

En embrassant de son coup d'œil pénétrant les diverses parties du bassin, du carré oblong que forme la vallée d’Arques, Henri résolut de relier ces localités entre elles par des travaux d’art militaire; d’en former une position dont la chaussée et le hameau d’Archelles, le bourg et le château d’Arques seraient la tête; dont la citadelle, le chàteau, la ville de Dieppe, avec le faubourg du Polet, se-

» faubourg du Polet, qui est séparé de la ville par le port et par la » petite rivière de Béthune. » Le Discours au vrai, p. 15, donne une description identique. On la trouvera citée plus loin dans les opérations du roi. Nous n’extrairons ici que le passage suivant : « Du costé » du Polet... le bas du bourg d’Arques approchant de la rivière estoit » l'unique lieu par où l'ennemi y pouvoit venir. » Ce que le Discours appelle le bas du bourg d’Arques, est nommé par les autres historiens la tête de la chaussée d’Arques et l'entrée d’Archelles.

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