LOCALITÉS DIVERSES ENTRE ARQUES ET DIEPPE
raient la base; dont les collines de droite et de gauche seraient les deux flancs. Les trois entrées de la vallée d’Arques, et toutes les routes conduisant soit à Dieppe, soit au Polet, durent recevoir à temps les ouvrages propres à les fermer exactement. Ce parallélogramme, pourvu partout de moyens de résistance naturels ou empruntés à l’art, devenait une immense ceinture de défense. Il servait de seconde enceinte fortifiée, d'ouvrages avancés à la ville de Dieppe: 1l offrait en même temps à l’armée royale une suite de lignes retranchées, derrière lesquelles elle attendrait avec un immense avantage l'attaque de l'ennemi. La position était défendue à la fois par la guerrière population d’Arques, de Dieppe, du Polet, et par l’armée royale. Le roi arrêta de porter ses forces sur les divers points de la position, au fur et à mesure qu'ils seraient menacés ; de les loger selon les circonstances, au dedans ou au dehors du carré; tantôt de faire servir la ligne de fortifications à la protection de ses troupes, tantôt d'employer ses troupes à la défense extérieure de la ligne de fortifications. Le plan du roi, conçu avec une rare habileté, fut d’une part de conserver Dieppe; d’un autre, d'éviter toute action générale, toute bataille ran— gée, et de contraindre Mayenne à lui faire une guerre de postes, où chacune des attaques deviendrait un desastre pour les Ligueurs. Ce fut dans cet esprit que,du 8 au 15 septembre, il distribua les forces dont 1l disposait, et fit exécuter les divers travaux d’art militaire, pour lesquels 1l n’eut d’autres ingénieurs que lui-même et le maréchal de Biron. !
Le dessein hautement annoncé du duc de Mayenne
Discours au vrai, p. 13. « Soudain eulx deux, sans aultres ingé- » nieux, commencèrent sur le plain dudict costeau, qui est au-dessus » du bourg, à tracer la forme de leur camp, avec les flancs et dé- » fenses nécessaires. »