LIV. I. CH. III. DÉTAIL DES TROUPES FORMANT CHACUNE
ville et le colonel Galaty : il prit position sur le bord de la Béthune, derrière les escadrons de La Force et du due d’Auvergne :il fut soutenu par des arquebusiers cachés dans les haies qui bordatent à droite ou à gauche le chemin d’Arques à Martin-Église. Le corps de cavalerie de la seconde ligne comptait environ deux cent quarante chevaux, parmi lesquels les principaux seigneurs et une parte de la cornette blanche. Le roi dirigea les opérations de cette ligne, et conduisit personnellement la cavalerie au combat : 1l prit son poste à droite, au pied du côteau de Saint-Étienne, très-près, mais un peu en arrière du maréchal de Biron !.
1 Cette seconde division ou seconde ligne est formellement indiquée par le Discours au vrai et par La Force. On lit dans le Discours au vrai, p. 21: «Le régiment des Suisses du colonel Galati, à la » teste duquel estoit avec luy le sieur d’Anville, qui avoit choisi sa » place de bataille à plus de cinq cents pas au-delà du retranchement » que gardoit l’aultre régiment desdits Suisses. » La Force dit, p. 79, 80 : « À la main gauche, au-delà du chemin qui partageoit la plaine, » étoit placé le bataillon suisse, qui étoit de trois mille hommes, » commandé par le colonel Galaty... Le roy étoit à la main droite, » au-delà dudit chemin, entre les deux retranchemens, avec tout le » reste de la cavalerie, le maréchal de Biron avec lui, un peu au de- » vant, tous les principaux seigneurs qui étoient auprès de Sa Majesté, » et tout ce qui étoit de la cornette blanche. » La Force, récapitulant le nombre des cavaliers aux ordres du comte d'Auvergne, de luimême, du maréchal de Biron, du roi, ajoute : « Cela faisoit ensemble » environ cinq cents chevaux, » Comme on sait par d'Angoulesme, p. 79 À, 80 À, et par Rosny, Lettre à Corbinelli, p. 44, 45, que les cavaliers que commandaient le comte d'Auvergne, La Force, Biron, montaient ensemble à deux cent soixante, il en résulte que le roi avait autour de lui deux cent quarante chevaux. Matthieu dans son exposé du combat, s'exprimant en nombres ronds, dit p. 145 : « De deux cents » chevaux qu'il avoit autour de luy, il n'en demeura que quatre. » Les termes absolus dont La Force se sert au sujet des Suisses et de ja cornette blanche, qu’il semble placer exclusivement à la seconde ligne, doivent être expliqués et restreints par le témoignage de d’Angoulesme, témoin oculaire comme lui. D’Angoulesme, on va le voir, met une partie des Suisses, ceux de Galaty, à la seconde ligne; mais une autre partie, ceux de Soleure et de Baltazar, avec une portion de la cornette blanche, à la troisième ligne. Sûr ce qui concerne cette seconde ligne de l’armée royale, on ne trouve dans les histoires et dissertations modernes que des omissions ou des erreurs,