‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 215 sur 636 · POSITION DE L'ARMÉE ROYALE LE JOUR DE LA BATAILLE D'IVRY · texte numérisé non relu

POSITION DE L'ARMÉE ROYALE LE JOUR DE LA BATAILLE D'IVRY

qu’il leur avait précédemment proposés : en les faisant participants du conseil, 1l les rendait habilement solidaires du succès. Il convint avec eux que les marches et les engagements des divers corps auraient lieu, non d’après le caprice de chacun et l’entrainement de l’occasion, mais de concert et de manière à concourir à une victoire gé— nérale : il arrêta aussi, qu’à travers les succès et les revers partiels, tous les chefs de corps travailleraient incessamment à rallier les troupes. A l'issue du conseil, il les envoya remplir leurs devoirs pieux, et puiser dans la religion une dernière force et un dernier encouragement. Quand 1il se fut bien assuré du mouvement en arrière opéré par les Ligueurs, 1l ordonna à son armée de quitter Saint-André, Foucrainville et les villages environnants, où elle avait passé la nuit, et de se porter une lieue en avant pour se trouver en présence de l’ennemi. À neuf heures, 1l se rendit à cheval sur le terrain, et prit pour champ de bataille l'intervalle entre les villages d'Epieds et de Boussey, un peu en decà du chemin qui conduit d’un village à l’autre. La situation du petit bois ou haie d’Epieds, qui fut le théâtre de deux incidents du combat; l’obélisque d'EÉpieds, encore subsistant aujourd’hui, indiquent d’une manière précise la partie de la plaine d’'Ivry, où les armées se mesurèrent. Peu après toutes les troupes royales se rendirent au lieu choisi par Henri, chaque corps instruit d'avance de la place qu’il devait occuper sur le terrain, et qui était la même que celle de la veille, transportée seulement une lieue plus loin. Quelques seigneurs qui arrivaient encore avec des détachements, entre autres Rosny suivi de ses gentils hommes et de deux compagnies d’arquebusiers à cheval, furent joints aux corps déjà formés. Dès que le mouvement et la marche nécessaires à ce placement furent terminés, le maréchal de Biron d’abord, et ensuite le ; 13

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