‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 224 sur 636 · LE ROI CHANGE HABILEMENT L’ASSIETTE DE SON ARMÉE · texte numérisé non relu

LE ROI CHANGE HABILEMENT L’ASSIETTE DE SON ARMÉE

Les deux armées étant en présence, le roi s’apercut que l’assiette de la sienne était défavorable, et 1l la changea avec une rare habileté. Il avait remarqué que le soleil incommoderait ses soldats, et que le vent, qui lui était contraire, chasserait dans leurs veux la fumée de la mousqueterie et du canon. Le duc de Mayenne restant immobile dans l'emplacement qu’il avait choisi, et montrant qu'il attendrait l’attaque, Henri ordonna à ses troupes de se porter cent cinquante pas en avant, pour Joindre les Ligueurs et commencer l’action. Dans ce mouvement, il fit avec adresse changer un peu de front à son

» à six cents chevaux, voulut avancer pour venir à la charge cortre » celui du maréchal d’Aumont. » — D’Aubigné, p. 229 à la fin, 230. « Rosne commandoit le bataillon à la droite du général... La cavalerie » légère que nous avons remarquée à la main droite du duc. »

Discours vérit., p. 244. « Le host des reistres de leur main droite » qui vouloit venir vers l'artillerie. » — D’Aubigné, p. 231. «De l’autre » costé, guères loin du duc où estoient les reistres, servis du régiment » des wallons. » Cela veut dire que les wallons étaient postés près des reîtres, et qu’ils devaient les seconder et les soutenir dans Paction.

Discours vérit., p. 242, 243. « Ainsi que la cornette de Sa Majesté » étoit au milieu de ses escadrons, s2 étoitl celle du duc de Mayenne ; » mais c’étoit au milieu de deux escadrons de lances, de celles venues » de Flandres qui pouvoient être de douze ou treize cents lances. Cette » cornette du duc de Mayenne pouvoit être de deux cent cinquante » chevaux, et bien autant de ia troupe du duc de Nemours qui s’y vint » joindre, faisoient un troisième escadron au milieu des deux autres, » faisant près de dix-huit cents chevaux qui marchoient ensemble. »

D’Aubigné, 1. 111, c. 5, p. 230. « À son aîle gauche, le duc de Maïenne » avoit 450 carabins, qui sont harquebusiers à cheval. » Davila, L. xt, t. 111, p. 25, réduit à 400 le nombre des carabins.

Davila, p. 33. « À l’extrémilé de l'aile gauche et jusqu'au bout de » la plaine s’estendoient les chevaux-légers francomtois et espagnols. » C'était leur place du 13 : ils la conservèrent le 14, dans la nouvelle position de l’armée de la Ligue, puisque Davila, p. 37 et 39, et Mézeray, p. 769, les mettent aux prises avec l’escadron de Schomberg et les autres corps postés à l'extrémité de la ligne du roi.

Davila, p. 37, 39, Mézeray, p. 769, font combattre le duc de Nemours et le chevalier d’Aumale à la tête de leurs divisions. Le Discours véritable, p. 243, prétend au contraire qu'ils combattirent dans l’escadron de Mayenne.

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