AU MANS, À MAMERS, À SABLÉ, A MAYENNE
les Ligueurs, àprès une vigoureuse résistance, furent vaincus. Leur chef, le comte de Randan, mourut de ses blessures quelques heures après le combat : leur armée fut complétement détruite, et l’on compta parmr leurs morts jusqu’à cent gentilshommes. La garnison qu'ils avaient dans la citadelle d’Issoire se hâta de capituler, et l’occupation de cette forteresse rendit définitive et assurée la possession de la ville. La victoire d’Issoire eut d'importants résultats : elle laissa le parti du roi sans rival en Auvergne, et l’affermit dans les provinces voisines.
Les armes de ses lieutenants ne furent guère moins heureuses en divers autres pays, dans le même temps. Le 14 mars, jour destiné à trois revers de l’Union, ils firent échouer l’un des chefs ligueurs, Lansac, dans sa tentative pour surprendre le Mans, et peu après de Hertray détruisit, près de Mamers, la plupart des troupes qu'il avait réunies pour cette entreprise. À quelques jours de là, les royaux défirent leurs ennemis à Sablé, dans le Bas-Maine, et les chassèrent de cette place dont ils s'étaient momentanément emparés. Lansac, réfugié en Bretagne, revint bientôt après dans le Maine, avec 2,700 hommes que Mercœur lui avait fournis, et surprit le 5 avril la ville de Mayenne. Son occupation fut courte, et il la paya cher. Les chefs royalistes, promptement réunis, l'en expulsèrent le 11, et s'étant mis à sa poursuite, l’atteignirent et le vainquirent dans un défilé voisin, où la plupart de ses soldats saccombèrent. Sur ce théâtre resserré, de Hertray, qui commandait pour le roi dans le Perche, et de Lestelle dans la ville de Mayenne, déployèrent un brillant courage, et firent preuve de véritables talents militaires. Lansac n’osa plus reparaitre dans le Maine, et cette province, peu après complétement pacifiée, ne reconnut plus d’autre autorité que celle de
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