L'ÉTRILLE-BADAUDS, ASSEMBLÉES DES BOURGEOIS, LES SÉMONNEUX
ruptible Odet, fils de La Noue : ses soldats nommèrent ce fort Etrelle-badauds”.
La disette rentra dans Paris, la ville s’émut profondément; les anciens et les nouveaux Politiques se réunirent le 28 septembre chez l’abbé de Sainte-Geneviève. On est heureux de retrouver dans cette circonstance l’interven-
tion du clergé gallican, du clergé éclairé, et les sages ins-
pirations de l’évêque Mr. de Gondy. Il fut décidé que, pour échapper à de nouveaux désastres et finir les misères de Paris, il fallait faire la paix et reconnaître le roi, qui recevrait les habitants humainement et les laisserait jouir de l'exercice de la religion catholique romaine. Ils convinrent de travailler à sa reconnaïssance, en faisant tout ce qui serait en leur pouvoir pour son avancement, et -pour la ruine de ceux qui voudraient y contredire. A l'effet de s’entendre, de concerter leurs mesures, de pren-— dre le signal et le mot du guet, ils désignèrent les maisons de quatre colonels, entre lesquels Daubray, dans les quartiers de l’Université et de la Cité, du Louvre, des Halles, de la Grève. Les Ligueurs français suivirent ce mouvement, quoique de plus loin, en décidant qu’il y avait lieu de lui envoyer une députation pour le semondre de se faire catholique, et le reconnaître après son abjuration : de là leur vint le nom de Sémonneux*.
Henri donna une nouvelle satisfaction à leurs scrupules religieux, imprima une nouvelle force au mouvement de défection qui se manifestait au sein de la Ligue, en envoyant, le #4 octobre, comme ambassadeur au pape Clément VIIT, le cardinal de Gondy et le marquis de Pisany. Il les chargeait de témoigner au pontife : «Qu'il ne
1 P. Cayet, 1. IV, p. 371-374, 393 B. — Thuanus, I. cur, 8 7, t. v, p. 132. — Lestoile, p. 94 A.
2 P. Cayet, 1. 1v, p. 395 A, les deux dernières lignes, et B. — Lestoile, p. 95 B, lignes 1, 2.