LIV. 11. CH. VI. AMBASSADE AU PAPE. ARRÊT DU PARLEMENT
» serait rien omis de sa part pour contenter le pape et les » catholiques qui affectionnaient son instruction. » A ces avances, il joignit une lettre adressée par lui-même à Clément VIIL. Enfin 1l obtint de Venise et du grand-duc de Toscane qu’ils emploieraient leur médiation et leur crédit pour ménager sa réconciliation avec'le Saint-Siéget. L'effet de ces mesures, combinées avec les nouvelles dispositions militaires prises par le roi, ne se fit pas attendre. Le 11 octobre, le Parlement de Paris rendit un arrèt portant que Molé et Séguier seraient députés au duc de Mayenne pour lui exposer la misérable condition de Paris et l’extrémité à laquelle les habitants étaient réduits. Cette première démonstration, partie du Parlement, fut suivie d’une autre beaucoup plus sérieuse faite par la bourgeoisie. Un grand nombre de bourgeois, anciens et nouveaux Politiques, se réunirent sur divers points de la ville, et mirent en avant la proposition de traiter avec Henri, et d'obtenir de lui la liberté du labourage et du commerce pour Paris et les autres villes de la Ligue. En conséquence, à la suite d’assemblées particulières des quartiers, ils allèrent à l’Hôtel-de-ville demander une assemblée générale pour prévenir les malheurs qui les menacaient (12, 16, 21 octobre). Le mouvement de la population allait à priver Mayenne du droit de guerre etde paix, à détruire sa.lieutenance-générale, à se soumettre au ro1°. Mayenne, pour conjurer ce danger, accourut à Paris le 24 octobre avec un corps de cavalerie et les troupes composant les garnisons de deux villes voisines. Les réunions et les délibérations des bourgeois continuèrent,
1 Lettres missives du 8 octobre au pape et au grand-duc de Toscane, t. II, p. 674-677. — Thuanus, Hist., 1. cr1; Mém., t. XI, p. 356 A. — Villeroy, Apol. et disc., t. x1, p. 199 B.
2? Lestoile, p.95 A, dernier paragraphe, et B, $ 1 et dernier; p. 96 A, 8 1; Supplém., p. 98 A.