‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 369 sur 636 · NOUV. OFFRE D’ABJURATION : RÉPONSE AU MANIFESTE DE MAYENNE · texte numérisé non relu

NOUV. OFFRE D’ABJURATION : RÉPONSE AU MANIFESTE DE MAYENNE

» nous le rejetions, qu'au contraire nous le désirons et » embrassons de tout notre cœur. » Le roi, mettant ensuite en évidence les artifices du manifeste de Mayenne, prouvait que le duc avait seul empêché la paix jusqu’alors, et l’empêchait encore, en chargeant ses émissaires à . Rome de se concerter avec les ministres d'Espagne pour s’opposer à ce que le pape donnât audience aux ambassadeurs du roi, Gondy et Pisany. Enfin Henri exposait les vices de la convocation et de la composition des États de Paris, démontrait jusqu’à l'évidence qu'aucun acte valide ne pouvait émaner d’une assemblée ainsi composée, frappait formellement de nullité toutes les résolutions qu’elle prendrait, et déclarait criminels de lèse-majesté au premier chef tous les Francais qui obéiraient ou participeraient de consentement ou d'effet à ses actes !, Il ne pouvait empêcher qu’elle délibérât et votât ; mais il atlachaïit par avance à ses décisions tout ce qui, d’après les sentiments de la Ligue francaise, devait en entraver, peut-être mème en arrêter eomplétement l'exécution, et les réduire à n’être plus qu’une lettre morte.

Tel était donc l’état de l’opinion Drm au moment où les États-généraux de la Ligue s’ouvrirent à Paris à la fin du mois de janvier 1593. La grande majorité de la nation, tant du côté de la Ligue que du parti royal, tous les citoyens honnêtes, étrangers à la cupidité et à l’ambition, amis de leur patrie et de son indépendance, se portaient du côté de la paix et de la reconnaissance du

Mais un accord entre Mayenne et Philippe IT, ou bien entre Mayenne et le Tiers-parti, qu’un seul moment pouvait amener et rendre durable, l’intervention hostile du légat, la corruption des Seize, des zélés, du clergé li

1 Pour ces deux paragraphes, Mémoires de la Ligue, t. v, p. 278- 291. — P. Cayet, 1. v, p. 423-499. — Anc. lois françaises, t. XV, p. 55- 58. — Mémoires de Cheverny, t. x, p. 520 B, 521.

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