‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 371 sur 636 · LIV. 11. CH. I. COMPOSITION DES ÉTATS · texte numérisé non relu

LIV. 11. CH. I. COMPOSITION DES ÉTATS

ciations de Mayenne avec les ministres espagnols à Soissons : leur accord : il promet de nouveau aux Espagnols de favoriser les prétentions de l’Infante à la couronne de France (20 février-8 mars). Jonction des forces de Mayenne et des Espagnols. — Arrivée du duc de Féria à Paris : vaines tentatives de corruption essayées par lui auprès de la bourgeoisie et du clergé de la Ligue française de Paris : nouvelles dispositions chez les députés des Etats. — Prise de Noyon, dispersion de l’armée espagnole. Haine et mépris pour les Espagnols. Dans les États, la majorité passe à Mayenne. — Premières ouvertures de Féria dans les États, en l'absence de Mayenne (2 avril) : discours de Pelevé. Passeport donné aux royaux pour la Conférence par les Chambres des Etats. — Jour et lieu fixés, députés nommés pour la Conférence (21-24 avril). Les prédicateurs de la Ligue et les Seize protestent violemment contre la tenue de la Conférence.

Mayenne ouvrit les États de la Ligue le 26 janvier 1593. Dans les premiers jours de la session, le nombre des députés n’excéda pas quan cinq. Quand les provinces furent bien convaincues qu une tenue d’États avait lieu, quand elles eurent envoyé leurs représentants retardataires, le nombre des députés s’éleva, mais beaucoup plus A à cent vingt-huit. Les États ÊT Blois de 1588 avaient Pr cinq cent cinq députés ; ceux de Paris de 1614 en réunirent quatre cent soixante-quatre. Les États de la Ligue n’eurent donc que le quart des députés qui se trouvèrent à nos dernières assemblées nationales. Plusieurs provinces, entre autres le Languedoc, dont la moitié appartenait à la Ligue, n’y envoyèrent aucun dé— puté. La Léprésentauon d’autres provinces fut dérisoire : ainsi, tandis qu'aux États-généraux réguliers on voyait pour ie Guyenne les députés de seize dénéc ee on ne trouvait à ceux de la Ligue que les députés de deux sénéchaussées. L'assemblée prétendit conserver la division législative en douze grands gouvernements, division qui n’était en usage que pour la tenue des États. Mais comme le Po était complétement absent, on fut réduit à diviser le gouvernement unique de Paris en deux gouvernements, celui de Paris et celui de l’Ile-de- France !. On peut donc allirmer que cette assemblée ne

1 Procès-verbaux , noms des députés, p. 3 et 9.

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