‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 454 sur 636 · AVANTAGES OFFERTS A MAYENNE QUI LES ACCEPTE D'ABORD · texte numérisé non relu

AVANTAGES OFFERTS A MAYENNE QUI LES ACCEPTE D'ABORD

Espagnols à désarmer l'opposition de Mayenne, à obtenir son assentiment et son concours pour la nouvelle combinaison, qui l’excluait lui et son fils de la royauté, et qui ne lui laissait même pas la lieutenance-générale. En échange de tout ou partie de la souveraineté du pays, ils lui offrirent la souveraineté de plusieurs provinces détachées de la monarchie française et de la monarchie espaonole. Le duc de Guise et Philippe Il s’engageaient à lui abandonner en toute propriété la Normandie, la Bourgogne, la Franche-Comté, la principauté de Joinville, les villes de Saint-Dizier et de Vitry : 1ls promettaient en outre d'assurer à son fils le gouvernement de Champagne. Ces nouvelles propositions occupèrent et agitèrent le parti de la Ligue du 5 au 20 juillet. Soutenues par le légat, les die: les Seize ; adoptées avec ne par la Lie du peuple et par he garnison espagnole, elles furent même accueillies avec faveur dans les Chambres et dans le conseil d’État par beaucoup de ceux qui, jusqu'alors, s'étaient montrés hostrles aux prétentions exclusives des Espagnols : ils se laissèrent séduire en faveur du jeune duc de Guise, par leur enthousiasme pour le père et par l’idée que le pays aurait un roi français. Le duc de Guise fut salué roi par la multitude, et vit tous les seigneurs de la Ligue, hormis trois, abandonner son on pour se ranger autour de lui ; lui former une cour. Mayenne LH soit qu'il craignit d’être entrainé par le flot de la faveur populaire, soit qu'il fut séduit par les offres magnfiques qu'on lui adressait, et qu’il écoutàt plus la cu— pidité que l'ambition, donna un moment la main à la combinaison hispano-ligueuse. Les 9 et 10 juillet, 1l signa avec un secrétaire d'Etat l'engagement de favoriser l'élection et le mariage du duc de Guise et de l’Infante, sous la condition qu’il recevrait satisfaction et assurance pour ce qui concernait ses intérêts particuliers. Seul des

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