‹ Histoire du règne de Henri IV (volume 3)Chapitre 472 sur 636 · LIV. IT. CH. 1V. OPPOSITION DU TIERS-PARTI · texte numérisé non relu

LIV. IT. CH. 1V. OPPOSITION DU TIERS-PARTI

pas le pouvoir de l’absoudre. Qu'il défendait à ces ecclésiastiques de se trouver aux assemblées illégitimes qui se tenaient à Saint-Denis, sous peine d’encourir l’excommunication et la privation de leurs bénéfices et dignités ecclésiastiques. Que dans le cas où, contre son attente et son espoir, l’absolution viendrait à être prononcée, les laïques qui le reconnaïtraient et qui favoriseraient son parti, seraient sujets aux censures de l'Eglise. Deux jours plus tard, quand il fut informé que, contrairement à ses ordres, l'assemblée de Saint-Denis allait procéder à l’absolution, il prononca une excommunication générale contre tous ceux, ecclésiastiques et laïques, qui assisteraient à cette cérémonie. Aux efforts de l’ennemi étranger, se Joignirent les attaques de l’ennemi domestique, pour arrêter l'instruction et l’abjuration du roi. Le chef du Tiers-parti, le jeune cardinal de Bourbon, n’ayant pas osé en venir à une révolte ouverte contre le roi, voulut voir s’il ne pourrait pas traverser ses affaires, par les difficultés qu’il susciterait dans la délibération qui allait s'ouvrir sur sa réconciliation avec l'Eglise. Le 22 juillet, il comparut dans la réunion des prélats et docteurs. Il soutint avec la plus grande chaleur qu’on ne devait recevoir Henri dans le sein de l'Eglise que du consentement et avec l'autorité du pape, et il appuya cette proposition de sa qualité de cardinal et de prince du sang. Il ébranla à peine quelques membres de l’assemblée; les autres, en très forte majorité, restèrent fermes dans leurs sentiments et dans leurs dispositions. Ils ne tinrent aucun compte de l'opposition du cardinal de Bourbon, pas plus que de celle du légat, résolurent de ne se laisser arrêter n1 par l’une ni par l’autre, et de fournir au roi toutes les facilités dont il avait besoin pour arriver à l’abjuration !.

1 Thuanus, L. cvix, 86,8, t.. V, p. 290. 291, 294. Il y a une interversion dans l'exposé de de Thou. Il ne mentionne la déclaration du légat

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