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LE ROI REFUSE UNE SECONDE PROLONGATION DE LA TRÈVE

gneurs de la Ligue française trouvant dans Mayenne cet entètement de prétentions chimériques et coupables, cette inflexibilité d’ambition, séparèrent alors leur cause de la sienne : beaucoup de villes avaient déjà pris leur parti. Séigneurs et villes résolurent à l’envi de passer au parti du roi; ce fut un sauve qui peut général dans la Ligue française. Le duc ne maintint plus son autorité, et avec peine, que sur la moitié de la Ligue guisarde, et sur ceux des catholiques chez lesquels 1l y avait conviction arrêtée, préjugé ultramontain, que le roi ne pouvait être absous que par le pape.

La suspension d’armes n’était bonne qu’à fournir à Mayenne les moyens de poursuivre ses intrigues, à Philippe Il qu’à sortir de ses embarras, à l’un et à l’autre qu’à rassembler des forces et à les faire avancer en France pour recommencer la guerre avec plus d'avantage. Henri refusa donc à Mayenne une seconde prolongation de la trêve qu’il sollicitait, et à la fin du mois de décembre, on sut généralement que les hostilités allaient recommencer. Alors plusieurs hommes d'État, plusieurs gouverneurs, bon nombre de villes arrètèrent de passer des résolutions à l’exécution, et d’embrasser le parti royal. Les uns se prononcèrent avant l'expiration de la trêve et la fin de l’année 1593, les autres au moment même où les deux partis reprenaient les armes. Le 23 décembre, Villeroy se sépara solennellement de Mayenne et se retira à Pontoise, pour disposer son fils à rentrer au service du roi et

» et artificieuses poursuites que ceux de la Ligue et les agents d’Es- » pagne firent à Rome pour destourner le pape de la créance que » M. de Nevers lui donnoit de la vraye conversion du roy.» — Discours de La Chastre aux principaux de la ville d'Orléans : « L’ambas- » sadeur du roy catholique résidant à Rome près Sa Sainteté l’a bien » osé menacer, soubs le nom de son maistre, qu'il romproit l'alliance » et amitié, s'il consentoit à recevoir le roy à sa conversion, et de » plus lui dit qu'il empescheroit les traites de bleds qui viennent de » Naples et de Sicile à Rome, pour la nourriture de ce grand peuple. »

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